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Dimanche 16 juin 2013 7 16 /06 /Juin /2013 09:26

Le cheminSi la nuit cache bien son silence, le temps est un litham qui voile  l’écume des jours, enchaînant l’illusion d’une parfaite réalité…

 

Le temps est peut-être elliptique, n’ayant pour axe qu’un univers primaire ?
Laissant dans l’ombre les volutes bleues de quelques naissantes étoiles.

Le temps est subjectif et la notion d’évoluer dans un univers où la logique des choses fait le quotidien de notre vie, est la perception subjacente d’un environnement que notre cerveau interprète.

La logique des choses pourrait bien s’avérer toute autre. Il s’agit d’un problème métaphysique patent…

 

Parfois même, il arrive que l’on pénètre quelques instants, de plein grés ou à notre insu, des dimensions hors du temps et contre toute logique par le détour d’un rêve ou d’un état second occasionné par l’absorption de certaines drogues
(LSD, champignons hallucinogènes ou morphine).

 

Il est reconnu par plusieurs scientifiques faisant état dans ce domaine, que certaines drogues agissent sur les facultés sensorielles chez plusieurs individus.
Lors d’expériences pratiquées en laboratoire On s’est rendu compte que certains d’entre eux, simples d’esprit ou issus d’un milieu défavorisé, avaient accédé à un niveau de conscience et de connaissance supérieur à la normale.

Ces gens ont-ils eu un libre accès à plus de 10 % de leur capacité cérébrale,
qui leur a permis de franchir un seuil intemporel ?

 

A ce vaste sujet, il nous semble intéressant de rapporter la dramatique histoire survenue le dimanche 6 octobre 2002, dans le milieu de la matinée à Monsieur M…

Alors qu’il partait en promenade sur les bords d’une rivière, en compagnie de son fils âgé de 18 mois,  ils furent tous les deux fauchés par un chauffard, sur le trottoir où ils attendaient que le feu passe au rouge pour traverser.

 

Voyant le véhicule foncer sur lui comme un bolide, Monsieur M… eut juste le temps d’écarter la poussette dans laquelle se trouvait son enfant.         
Le résultat de cette embardée s’est soldé par l’arrêt du véhicule dans le panneau de signalisation, qui se pliant en deux sous le choc, projeta le père et le fils sur le sol.

Le petit garçon sortira heureusement indemne de l’accident, avec quelques égratignures mais profondément choqué par les évènements.

Le père par contre sera poly fracturé à l’épaule, côtes, vertèbres, plus un poumon perforé. Il passera de nombreuses semaines à l’hôpital, dans un état nécessitant la perfusion quotidienne de morphine et autres dérivés. Ces produits ont provoqués chez lui une alchimie d’apaisement de la douleur mais aussi des délires
(ce qui est normal avec ce type d’antalgiques).

Pendant ses hallucinations, il  vécut de bien curieuses expériences.

Voici son témoignage :

 

« A l’hôpital, lorsque je recevais la visite de ma famille ou de mes amis, je voyais toutes ces personnes avec la tête englobée d’une sorte de halo blanc, semblable à un voile très épais qui leur prolongeait l’arrière du crâne au niveau de la glande pinéale, un peu comme les grands chapeaux que portaient autrefois sorciers et sorcières.

 

Puis je voyais régulièrement apparaître sur le plafond blanc de ma chambre d’hôpital d’incroyables peintures vivantes, aux couleurs magnifiques, qui changeaient à chaque instant. Moi qui d’ordinaire ne suis pas sensible à la peinture, j’ai trouvé en ce peintre mystérieux, né de mon imagination, un bien talentueux interprète de l’école psychédélique.

 

Dans mon premier cauchemar lié aux effets de la morphine, je me trouvais au-dessus d’un pavé mosaïque semblable à un échiquier, sur lequel étaient posés d’énormes pièces de lego (jouets suédois). Il y avait de petits cabanons semblables à des maisons en jouet. J’étais à quatre pattes sur une table bancale. Au moment où j’ai voulu en descendre, je me suis immédiatement retrouvé dans un lieu qui m’était totalement étranger, on aurait dit une chambre d’enfant. Alors, ne comprenant pas comment ni pourquoi j’étais arrivé dans ce lieu, je fus pris de panique. J’ai appelé au secours…. Et les infirmiers de nuits sont entrés dans la chambre et m’ont recouché car j’étais tombé de mon lit…ou d’une autre dimension de l’esprit !

 Après, ce fut une succession de délires cauchemardesques. A n’importe quel moment de la journée, je pouvais voir plusieurs personnes avec qui je discutais, sans me rendre compte qu’elles n’existaient que dans mon imagination.

 Très régulièrement aussi, il y avait une femme couchée dans le lit voisin, mais elle était sur les couvertures et habillée. Je ne voyais que son dos et n’ai jamais vu le visage de ce fantôme…Aujourd’hui, j’imagine que cette personne est morte dans cette chambre.

 

Souvent, il m’arrivait de me réveiller en pleine nuit, et je pouvais constater deux choses : la première était que je n’étais pas alité à l’hôpital mais au centre d’une grande bibliothèque remplie de livres anciens. La seconde, qu’il y avait régulièrement au pied de mon lit une bonne sœur, vêtue d’un froc qui effeuillait les pages d’un livre.

 

 

Des clichés pour le futur ?


 

Une autre nuit, j’ai vu par la fenêtre de ma chambre d’hôpital, partant des contres bas de la ville de B…jusqu’au pied de Paris, un épais dôme de fumée recouvrant toute cette surface. J’entendais comme des  bruits d’explosions, de mitrailleuses et des cris d’émeute. J’avais l’impression que la troisième guerre mondiale était en train de se dérouler ou alors une révolution. J’ai alors tenté, mais en vain de joindre ma femme par téléphone, pour lui dire qu’elle devait fuir avec notre fils afin de se mettre à l’abri de l’assaillant inconnu. Il me fut impossible de composer le numéro sur le combiné….La situation que je vivais se situait peut-être dans un futur proche et non dans l’instant où elle parvenait à mes sens.

 

 

Dans le même genre de situation, le récit de notre ami R.T. retiendra aussi notre attention. Souffrant dans la première semaine de septembre 2001 d’une douloureuse crise de sciatique, ce dernier se rendit à plusieurs reprises chez son médecin.
Le mal empirant, son docteur lui recommanda une injection d’un médicament contenant de l’opium. Le 10 septembre au soir, une infirmière vint lui faire une piqûre  intramusculaire du remède. Un quart d’heure plus tard, le malade se leva et se mit à table pour dîner. C’est alors qu’il fut pris d’une sorte de vertige. Regagnant son lit,
il s’allongea et commença à voir en fermant les yeux d’étranges tableaux colorés se dessiner au plafond. Conscient qu’il faisait un délire psychédélique, il ne fut nullement impressionné par les images qui défilaient comme dans un kaléidoscope. Ayant fait de nombreux voyages au Mexique et au Guatemala, il retrouvait dans ses visions des tableaux identiques à ceux qu’il avait vus en Amérique Centrale.
Soudain les scènes se transformèrent des visages sanglants apparaissaient dans ses visions. Un de ses amis policier l’appela alors au téléphone pour prendre de ses nouvelles. R.T. lui décrivit les scènes hallucinantes qui s’offraient à ses yeux.
Sans s’épouvanter, le malade contrôlait parfaitement la situation et voyait ces êtres aux faciès déchirés et mutilés, défilés comme sur un écran de télévision en couleur. Une heure plus tard, l’hallucination prit fin lentement. Plus aucune image n’apparaissait devant ses yeux. Le malade s’endormit.

 

Le 11 septembre 2001 à 15h00, le téléphone retentit. Son ami policier, totalement bouleversé lui dit :

 

Prends vite la télé, deux avions viennent de percuter les « Tours Jumelles » de New York. Les images qui te sont apparues, tu vas les voir en directe sur l’écran. L’homme paraissait totalement bouleversé. R.T. suivit toute la soirée sur les reportages liés à ce double attentat et les scènes horribles qui se déroulaient au pied du World Trace Center. 

 

Ces témoignages sont tout à fait saisissants, tant par leur intérêts que par leur aspect spécifique, et l’on peut se demander, si au-delà d’un simple délire dû aux injections de morphine et autres dérivés, si ces deux personnes n’ont pas pénétré dans un état second  dans cet invisible situé hors du temps.

 

Devant de tels cas, l’Inconnu nous semble étrange et nous fait peur, tout autant qu’il nous ouvre des portes sur les forces insoupçonnées qui sommeillent en nous.

Nos Anciens vivaient en osmose avec la nature et le cosmos,
légitimant ainsi le libre accès à des degrés de spiritualité sans précédent.

Ils savaient que le temps n’a ni début ni fin.

 

Une infime tentation pour l’explorateur qui visiterait le futur ou  passé, si cela était possible, pourrait avoir des répercutions catastrophiques que son propre continuum spatio-temporel et celui de l‘ univers.

 

Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé©

Infographie Christophe Villa-Mélé

Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Voyage dans le temps
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Vendredi 31 mai 2013 5 31 /05 /Mai /2013 09:55

1204301553433.jpg Whiston vécut à l’époque du grand Newton, mais peu de scientifiques ont retenu son nom. L’Anglais Whiston étant à la fois théologien et astronome, son idée d’une cosmogonie divine influença  ses travaux de chercheur : Nous lui devons pourtant un bien curieux livre, publié en 1696 : « Théorie de la Terre ». Dans cet ouvrage, Whiston explique par l’action d’une comète les révolutions géologiques et les événements du récit de la Genèse.

Sa théorie fut d’abord entièrement hypothétique, elle ne s’appliquait à aucune comète en particulière. En 1682, l’apparition d’un astre nébuleux et chevelu frappa l’imagination de tous les hommes.

Catholiques, réformés, Turcs et Juifs eurent peur.

Camille Flammarion, dans un important livre, »Astronomie populaire » nous confirme cette réalité.

Halley lui assigna une orbite elliptique parcourue en 575 ans. Encke reprit le calcul et trouva une période révolutionnaire d’environ   8 800 ans. Les calculs de Halley impressionnèrent Whiston, qui remonta l’histoire pour y découvrir les dates anciennes où apparut le bolide sidéral.

Le théologien astronome affirme que la comète de Halley avait provoqué le déluge d’eau et que dans le futur, elle entraînerait un déluge de feu ! Whiston écrivit, précisant le rôle d’exterminatrice joué par la comète :

 

« Lorsque l’homme eut péché, une petite comète passa près de la Terre et, coupant obliquement le plan de son orbite, lui imprima un mouvement de rotation. Dieu avait prévu que l’homme pècherait, et que ses crimes, parvenus à leur comble, demanderaient une punition terrible ; en conséquence, il avait préparé, dès l’instant de la création, une comète qui devait être l’instrument de ses vengeances. Cette comète est celle de 1680. »        
Prévoyant mais pas sympa, ce Dieu !


Selon Wilson, les effets de cette rencontre furent terrifiants. Une marée prodigieuse souleva les eaux des océans, mais aussi celles qui se trouvaient sous la croûte terrestre. Les chaînes de montagnes d’Arménie, les monts Gordiens qui se trouvaient les plus près de la comète frôlant la Terre, reçurent des torrents d’eau qui tombèrent pendant quarante jours.

Le théologien assure dans ses écrits que cet astre errant reviendra à la fin des temps et provoquera un déluge de feu. Ses théories ont été, semble-t-il inspirées par sa vocation mystique. Il est cependant curieux de découvrir dans les anciennes sources chinoises une relation identique des faits suscités ! De très anciennes chroniques rapportent :

« Pendant dix jours, le Soleil ne se coucha pas, les forêts brûlèrent et une abominable vermine se répandit partout.

Une immense vague qui montait jusqu’au ciel s’abattit sur la terre chinoise. Les eaux se ruaient à l’assaut des hautes montagnes, et les collines étaient invisibles. »

 

Dans «  Mondes en collision », Immanuel Velikovsky précise :

«  Destructrices sont les eaux de l’inondation, dit l’empereur. Dans leur grande étendue, elles recouvrent les collines, dépassent les hauts sommets et menacent les cieux de leurs flots. »


Les anciens textes rapportent que l’empereur ordonna qu’on fasse tous les efforts pour assurer l’écoulement des eaux accumulées dans les vallées et les plaines lors de l’inondation; on creusait des canaux et l’on drainait les champs. Mais ces efforts obstinés demeurèrent vains. Le ministre chargé de cette œuvre urgente et immense, Houan, fut condamné à mort parce qu’il avait échoué !

 

Inondations et tremblements de terre ont frappé la Chine à plusieurs reprises. La relation de ces désastres a été consignée dans les archives modernes  du pays. Chaque siècle a connu sa peine, mais le déluge de Yao paraît avoir eu une importance toute particulière. En effet, on voit rarement les eaux stagner pendant des années dans les plaines et les cuvettes.

L’empereur envoya des savants dans différentes parties de la Chine, et même à l’étranger, afin de déterminer la nouvelle position des quatre points cardinaux. Cette démarche nous permet de supposer que la Terre avait basculé sur son axe de rotation.

 

Le Chou King, qui rassemble les plus anciennes chroniques chinoises réécrites après l’autodafé ordonné par Qin Shi Huangdi (Ts’in Che Houang-ti), rapporte :

 

« Là-dessus, Yao ordonna à Hé et Ho que, respectueusement en accord avec les vastes cieux, ils calculent et délimitent les mouvements et les apparitions du Soleil, de la Lune, des étoiles et des espaces du zodiaque ; et qu’ils fassent connaître au peuple les saisons. »

 

Ce curieux texte nous remet en mémoire les affirmations du Popol Vuh, qui prétendent qu’à plusieurs reprises le Soleil se leva dans un point de l’espace différent.

 

Les causes du terrible sinistre qui frappa la Chine ne sont pas formellement connues, mais il est dit dans les antiques annales qu’une étoile brillante sortit de la constellation Yin. Les historiens estiment, en s’appuyant sur les données astronomiques, que le déluge chinois eut lieu vingt-trois sicles avant notre ère. Le cataclysme qui affecta le règne de Yao est lié au déluge universel dont parlent toutes les vieilles traditions.

On croit savoir que les relations précises concernant ce désastre sont conservées dans les monastères du Tibet. Elles raconteraient l’arrivée d’une terrifiante comète qui causa des bouleversements effroyables. Les hauts plateaux tibétains auraient été inondés !

 

Yao, selon certains historiens fut un empereur mythique. Ce qui n’est pas prouvé. Sa tombe a sans doute été retrouvée à la fin de l’année 2002, comme l’ont annoncé des agences de presse chinoises.

Yao serait mort lors d’un tremblement de terre provoqué par la chute d’un astéroïde. Il semble certain que si cette information se confirmait, elle serait capitale pour l’histoire de l’Empire du Milieu.         


Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé©


Image:

http://met-imglib.epochtimes.com/uploaded_files/12/04/30/15/1204301553433.jpg

Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Mystérieux inconnu
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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 10:41
Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Diaporama
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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 10:38
Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Message pour nos lecteurs
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Samedi 4 mai 2013 6 04 /05 /Mai /2013 09:09

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Au cœur de nos belles Ardennes, dans la côte abrupte de la colline de Saint Walfroy, on découvre un Chemin de Croix construit avec des sarcophages mérovingiens. C’est ici un haut lieu du paganisme et du christianisme ardennais. En ces lieux se dressait autrefois la très grande statue de la déesse Arduina et le mont Walfroy se nommait alors le mont Arduina. En l’an 565, c’est sur cette élévation naturelle vint habiter un diacre nommé Walfroy originaire de Lombardie. Cette colline qu’il avait élue était située sur une la grande voie de Reims à Trévesau centre de l’Ardenne et du paganisme. Depuis le sommet de ce site jusqu’en bas, ce n’était que masses de pierre écroulées, débris aux formes bizarres des temples païens sous lesquels on voyait de vieilles sépultures romaines. Des pierres noircies marquaient l’emplacement d’une petite église du Christ, construite par saint Montan et que les païens, sitôt la mort du saint s’étaient empressés d’incendier.

 

Walfroy édifia une église sur les ruines de ce monument saccagé et y construisit quelques maisons à l’intérieur d’un mur d’enceinte pour les futurs cénobites. Ce fut le monastère de Walfroy, dédié à saint Martin. Walfroy entrepris alors l’évangélisation de l’Ardenne au milieu d’un peuple touché par ses exhortations ! Très vite, il fut las d’exorciser en vain les idoles, les arbres et les sources sur qui l’au bénite faisait l’effet d’un cataplasme sur une jambe de bois !

Le brave homme comprenait mal pourquoi les païens voyaient partout des dieux. De temps en temps Walfroy et ses disciples massacraient des statues d’argile, des idoles qui s’abritaient dans l’ombre des chênes. De sorte que le peuple finit par s’indigner. L’irritation fut telle que Walfroy dut se replier sur des positions étudiées à l’avance, dans son monastère !


Au bas de la colline  en face d’Yvois se trouvait une idole magnifique, adorée avec ferveur par les habitants du pays, statue dont les dimensions étaient prodigieuses, puisque son front atteignait la cime de arbres. C’est un artiste païen qui l’avait sculptée dans la pierre blanche  de Bieuvre, à la ressemblance de la Diane olympique. Elle était d’une grande beauté et avait une robe relevée sur le côté. Derrière son épaule gauche, elle portait un carquois, à la mode gauloise cependant son épaule, son bras et son sein droit étaient nus. On l’eut cru vivante, c’était la statue de la Diane ardennaise.


Walfroy résolut de la détruire. Il envisagea de construire une colonne à côté de l’idole et de méditer à jeun en attendant la conversion des païens, le tout en humant les mets délicats, le miel de lait et de gâteaux que ces incroyants venaient d’apporter en offrande à la statue.

Lassé, Walfroy utilisa les grands moyens et aidé des siens fit s’écrouler l’idole dans un bruit de tonnerre, fracassée et rompue en mille blocs lesquels furent ensuite réduits à coup de massue. Walfroy d’un seul coup eut alors le corps couvert de plaies rouges et ulcérées comme si la déesse voulait se venger.


On assure que Grégoire de Tours se rendit lui-même sur ces lieux  afin sans doute s’atténuer les colère et faciliter les conversions.

Là se passe un épisode fort curieux que rapporte Grégoire de Tours. Pendant trois jours et trois et trois nuits, des manifestations célestes eurent lieu. Laissons le saint homme nous conter les faits 

:

« Nous trouvant dans la forêt d’Ardenne nous aperçûmes deux nuits consécutives des signes dans le ciel. C’étaient des rayons qui s’étendaient du côté de l’Aquilon avec une lumière brillante que l’on en avait vu de semblables. Des deux côtés, à l’est et au sud-est roulaient des nuages couleur sang. La troisième nuit, sur les deux heures, ces rayons lumineux réapparurent encore. Et comme fort étonnés nous les admirions, nous avons remarqué aux quatre parties du monde des rayons qui s’étaient agrandis couvrirent le ciel entier. Il y avait une nuée très éclatante où tous les rayons aboutissaient. On eut  dit une tente avec des rideaux fort élargis par le bas montant toujours en se rétrécissant. Dans le milieu étaient plusieurs nuages gardant une lumière si vive qu’elle éblouissait. »


Grégoire de Tours appréhende alors que cet augure ne fut le pronostic de quelques événements fâcheux. Des troubles survenus peu après dans le royaume  d’Austrasie semblent confirmer cette appréhension  (révolte d’Ursion contre Childebert : le dénouement eut lieu en effet  sur le mont Walfroy dans l’ancien duché de Woewres, c’est-à-dire la Wouivre.) Les ufologues modernes n’hésiteraient pas à voir dans les phénomènes lumineux qui se déroulèrent à cette lointaine époque, la présence dans le ciel ardennais d’UFO. Ils n’auraient sans doute pas tort, car comme le prouvent d’anciennes archives locales que nous avons déjà présentées dans un précédent chapitre, la tranquillité de Sedan fut troublée en 1628 par des manifestations peu communes. 

 

Guy Tarade & Christophe Villa-Mélé©

Illustration graphique Christophe Villa-Mélé

Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Mystérieux inconnu
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