Vendredi 15 août 5 15 /08 /Août 09:17

BrouilleUn très vieil adage assure qu’il ne faut pas parler de corde dans la maison d’un pendu. On le croirait inspiré par les tenants et pratiquants du “ politiquement correct “ !


Le politiquement correct réunit aujourd’hui les politiciens de gauche et de droite, maîtres de la pensée unique.


 La manipulation des médias et de toutes les sources d’informations fait qu’il est pratiquement impossible aux journalistes de rendre compte des conspirations occultes qui minent les nations..


Il existe une orthodoxie, un ensemble d’idées que les biens-pensants sont supposés partager et ne jamais remettre en question. Quiconque défie ce bloc monolithique se voit réduit au silence avec une surprenante efficacité.

Une conspiration planétaire servile, orchestrée avec  la collaboration d’intellectuels à la solde d’un pouvoir central occulte, oblige les masses à penser dans des directions parfaitement délimitées et balisées. La puissance de persuasion de la télévision et de la presse est énorme.


Insensiblement, notre société technocratique s’achemine vers un fatal destin, tout en laissant derrière elle un sombre sillon, qui blesse les cerveaux et les corps. La pollution psychologique, la plus insidieuse de toutes, s’est infiltrée par le canal de l’audio-visuel, jusque sous nos toits sans que nous en soyons conscients. L’agression est permanente, raffinée et habile.

Pendant des siècles, le livre a été un lien entre les hommes et un amplificateur d’intelligence. Depuis un demi siècle, la télévision l’a détrôné. Pour les publicistes comme pour les spécialistes de la manipulation mentale, l’un et l’autre sont des médias, c’est à dire des intermédiaires, des véhicules à charrier les idées.


Autrefois, un bon bouquin était un “ médium chaud “, c’est à dire un élément d’information  explicite, chargé de renseignements. Il ne mobilisait qu’une seule faculté humaine, la relation “ oeil-cerveau “. Objet statique, relégable, ce vecteur de savoir était cependant suspect dans l’esprit des simples. Dans nos campagnes, celui qui lisait subissait le jugement  et la sentence de ses semblables. Aimer la compagnie des livres, c’était fuir la société;  s’isoler pour communier en esprits avec ses auteurs préférés.     

  
Les spécialistes l’ont découvert, le vrai message qui nous   influence réellement, n’est pas le contenu du médium , mais le médium lui-même !


 Notre vieille civilisation est le fruit du livre. C’est parce qu’il fait exclusivement appel  à la relation “ oeil-cerveau “ que nous projetons dans toutes nos activités cette même relation.

La parole et l’image sont des médiums froids  et dynamiques. Leurs actions sur le psychisme sont magiques. L’instantanéité des moyens de transmissions en fait un élément primordial dans la mise en condition des masses. Si la publicité utilise à outrance des médias surchauffés, la politique  n’a pas attendu longtemps pour lui emboîter le pas. Tous ceux qui rêvent de machines à gouverner ont déjà compris toutes les ressources qu’ils peuvent tirer d’une utilisation raffinée de la radio, du cinéma et surtout de la télévision. Nous allons vers de nouvelles méthodes de domination.


La fin du XXe siècle marque en quelque sorte le triomphe de la masse et la mise en sommeil du vieil individualisme, auquel étaient liées les solutions toutes personnelles. Cette mutation de notre société favorise la prépondérance de certains hommes. dans tous les domaines de l’activité humaine, des sortes de gouvernants invisibles font pression sur leurs semblables.

Tous les moyens de communication modernes sont en pleine mutation. Demain, des satellites géostationnaires arroseront la planète entière de programmes sélectionnés, créés tout spécialement pour manipuler à outrance l’inconscient des masses.


Depuis les États-Unis, une force encore insoupçonnée s’avance discrètement  mais sûrement. trop occupés par la politique politicienne, nos homme d’État ne semble pas avoir senti le danger que représente cette astucieuse puissance née de l’ordinateur et de l’électronique.

Dès le début du XXIe siècle, une poignée de dirigeants assistés  par quelques spécialistes de la manipulation médiatique, pourront déclencher du jour au lendemain de véritables déferlantes populaires. Ces mouvements de masses échapperont à toute logique rationnelle, , car les mobiles qui les auront inspirés, auront mûri jour après jour dans les cerveaux subjugués et agis par des images et des slogans parfaitement pensés.


Plus les gens sont pauvres et moins il sont éduqués, donc plus faciles à manipuler !

Dès aujourd’hui, nous voyons en France se créer des groupes de pressions économiques qui tentent de s’emparer du pouvoir médiatique de la télévision.

Les ressources financières dont ils disposent sont énormes. Ceux qui les détiennent ont déjà tissé sur toute l’Europe ( et ailleurs sur la planète ) une immense toile d’araignée qui a pour point d’ancrage le dernier cri de la technologie, lié aux bouquets satellites et à la compression des images par canaux.

 

De nouveaux psychologues ont ciblé avec dix ans d’avance le profil type des téléspectateurs de demain, car dans un futur proche la télévision va totalement échapper au pouvoir politique pour tomber dans les mains d’une sorte d’intégrisme cathodique !

Le scientisme et le rationalisme ont réussi en moins de trente ans à extirper de l’inconscient collectif les grands mythes qui permettaient aux ^etres humains de coexister avec leur monde coutumier.


Privés des archétypes qui avaient ensemencé l’âme de leurs ancêtres, ils n’ont même plus dans leurs rêves les grands clichés  libérateurs, aptes à apaiser leurs refoulements les plus profonds !

Nombreux sont ceux, qui à la recherche de certitudes métaphysiques, succomberont aux chants des sirènes venus du ventre de leur récepteur. Nul ne peut dire jusqu’où la mondiovision interactive conduira ses futurs esclaves !


Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé©

Illustration graphique Christophe Villa-Mélé

Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Mystérieux inconnu
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Mercredi 6 août 3 06 /08 /Août 08:53

Jules ForeverLe manuscrit, du futur roman de Jules Verne« Le village aérien », fut rédigé en 1896.Son titre original était « La grande forêt ». Cet ouvrage ne parut en librairie qu’en 1901 seulement.


A son habitude, l’auteur nous entraîne dans un milieu bien particulier, dont il a étudié tous les aspects, et nous met en contact avec des peuplades dont il connaît bien les mœurs. Cette grande forêt africaine, décrite par l’auteur comme étant le lieu de refuge de royaumes inconnus, est le gîte d’animaux et d’espèces nouvelles qui n’avaient pas encore été bien étudiés à son époque.


Lorsqu’il décrit les forêts de l’Oubangui, c’est en connaisseur qu’il le fait. Il donne aux peuples mystérieux qu’il cite, un air d’authenticité qui frappe l’imagination. Certains ethnologues modernes ne renient pas actuellement les thèses avancées par Jules Verne, à savoir que des peuples encore totalement inconnus se terrent et se camouflent au plus profond des profondes sylves d’Afrique et de l’Amazonie.

 

Tout au long des siècles, les hommes ont rêvé de contrées magiques.

Au Moyen-Age, les Chevaliers de la Table Ronde nous ont emmenés dans leur sillage jusqu’à l’île mystérieuse d’Avallon, la terre de l’immortalité, c’est à dire l’Agartha, le Sangri -La du Tibet.

Jules Verne n’ignorait rien des anciennes légendes qui avaient hanté nos lointains ancêtres.

Les Grecs nommèrent ce paradis  Champs-Élysées. Les Védas le désignèrent sous le vocable de Ratnasamu « La Pierre Précieuse » ou la « Montagne d’Or ».

Les Eddas scandinaves faisaient état d’une ville fabuleuse située dans la région souterraine d’Asar.

Le Livre des Morts de l’ancienne Egypte donne de l’Amenti un plan parfait.

Cet univers interdit aux profanes, c’était la ville des 7 Rois d’Idumée ou Eden de la Tradition judaïque, ou la Cité des 7 pétales de Vishnu.

Les conquistadors, se basant sur les affirmations des Mayas qui parlaient de la fabuleuse cité de Maya-Pan, organisèrent des expéditions pour la  retrouver. De là naquit la légende d’El Dorado. La cité de l’or, de la lumière…

En France, la tradition parle du pays des mystères ou Dananda.

Mais la plus mystérieuse des cités oubliées se trouverait au Mato Grosso. La « Cité Z » a donné en pâture à la forêt amazonienne la vie de dizaines d’aventuriers. 

 


L’énigme des forets hostiles

 

Verne, en rédigeant certains de ses ouvrages a plongé dans des archives historico-philosophiques, sans jamais se déconnecter de l’actualité de son époque : nous en évoquerons un de ses volets plus loin. Il n’ignorait rien de ces cités interdites que l’imagination humaine a paré de tous les mystères. Celle de Gran Moxo lui a peut-être servi de modèle.

Au début du XVII e siècle, Bario Centenera visitait à quelques kilomètres du fleuve Paraguay, la très mystérieuse cité de Gran Moxo. Les relations de voyage qu’il nous a laissées décrivent des monuments extraordinaires et, parmi eux, une colonne surmontée d’un système d’éclairage artificiel remarquablement perfectionné. Il écrit :

« Au sommet de ce pilier, à une hauteur de 7,75 m, il y avait une grande lune qui illuminait tout le lac avec éclat, en dispersant, de jour et de nuit, l’obscurité et l’ombre. »

 

C’est certainement cette ville mystérieuse que retrouva en 1967, un explorateur allemand que nous avons rencontré. Ce dernier n’hésitait pas à affirmer que Gran Moxo avait été construite sur les plans des temples de l’ancienne Egypte. Dans les rues de la cité morte, se dressaient des obélisques comme à Karnak ou à Louxor.

 

Rien ne vient étayer les affirmations de cet explorateur de l’Impossible.  Cependant un très ancien texte vient confirmer une partie de ce récit.

Il s’agit d’un manuscrit portugais du XVIIIe siècle. Il relate que le 6 mars 1743, six aventuriers, accompagnés d’une douzaine d’esclaves noirs, étaient partis à la recherche de problématiques mines d’or et de diamants, au cœur du Matto inconnu. Lourdement chargés, ils progressèrent avec lenteur  pendant des mois à travers la forêt vierge sans découvrir les gisements espérés. Après une année d’efforts surhumains, la moitié de la troupe avait succombé aux fièvres.

 

Découragés, les survivants allaient rebrousser chemin lorsqu’un soir, dans la pénombre de la jungle, une mystérieuse cité déserte, se dressa devant leurs yeux éblouis.

L’auteur donnait de la ville inconnue une description détaillée, mais les dernières pages du manuscrit avaient été volontairement arrachées. On peut supposer qu’elles comportaient les cartes et les plans permettant de retrouver la cité oubliée. 

Cette impressionnante description ne pouvait être ignorée de Jules Verne, dont le goût de l’aventure et du merveilleux était sans cesse en alerte. Même s’il fut le premier à porter un regard lyrique sur le monde industriel et qu’il s’inspira dans la conception de ses ouvrages des travaux de savants réputés tel l’ académicien Joseph Bertrand ou le chimiste Henri Sainte-Claire Deville, Verne se passionna pour ce que Robert Charroux nommait  « le Mystérieux Inconnu ».

 

Percy Fawcett qui avait dévoré l’œuvre de notre grand auteur national, tenta de percer et de décoder  le manuscrit portugais du XVIIIe siècle. Il rédigea pour la Société royale de Géographie de Londres le rapport suivant que Verne n’aurait pas renié, car « Le village aérien » nous prouve que sa démarche intellectuelle ne rejetait aucune possibilité.

« La rumeur court, écrivait-il, de l’existence d’une tribu étrange dans l’intérieur du Mato Grosso. Les témoignages des faits sont faibles. J’ai cependant rencontré une demi douzaine d’hommes qui jurent avoir aperçu des Indiens blancs avec des cheveux roux. Un grand nombre de gens ont entendu parler d’eux. Il y a bien des choses curieuses cachées dans le fond des bois de l’Amazone. On entend parler de ruines et d’animaux étrangers, préhistoriques, de larges pistes qui n’ont pas encore été reconnues. Il court naturellement des fables au sujet des lieux inexplorés, mais il  ne faut pas oublier que les Pygmées d’Afrique et l’okapi ont longtemps été traités d’être légendaires.

 

La Société de géographie lui envoya les fonds nécessaires à l’organisation  d’une expédition et, peu après, il écrivait à ses confrères de la savante compagnie :

«  J’ai la certitude  que les ruines d’une cité antique plus vieille que celles de l’Egypte, se trouvent à l’intérieur du Matto-Grosso. »

 

En 1925, le colonel Percy Harrison Fawcett pensait que le sas donnant accès  à la cité interdite s’ouvrait au cœur de l’Amazonie et qu’un fleuve conduisait directement dans la région de Madre de Dios, en pleine forêt vierge, à son entrée.

 

Au mois d’août 1979, une expédition franco-péruvienne a découvert un groupe d’Indiens sauvages, dans la forêt du Sud-Est péruvien.

Il s’agit de nomades qui ne connaissent pas le feu et se nourrissent de viande crue. Ils vivent dans une zone de forêt du département de Madre de Dios, limitrophe de la Bolivie. Ces Indiens qui mesurent plus de 2 mètres de haut sont extrêmement féroces. On pense que ce groupe  pourrait constituer une branche de la tribu des Amahuacas, qui vivent dans la province de Manu, dans le même département.

C’est en partant à la recherche de Paititi, la cité légendaire, dont on dit que les rues sont recouvertes d’or, que l’expédition a été encerclée par ces survivants de la préhistoire, peut-être les Gardiens du Seuil d’un monde interdit !

L’équipe franco-péruvienne a été récupérée de justesse par un hélicoptère…Les légendes qui courent sur ces contrées maudites ont donc une base de vérité.

Théodore Roosevelt, le premier président des Etats-Unis qui porta ce nom, avait vu de fantastiques gravures rupestres représentant le dieu Soleil. Ces pétroglyphes mesuraient deux mètres de haut. Ils étaient composés de traits de trois centimètres de profondeur. Véritables signes de piste, ils jalonnaient la voie conduisant au Caupolican, où nul Européen n’a jamais pénétré sans y laisser la vie.


Le village aérien et les intimes secrets de l’auteur

 

Jules Verne était un fervent des engins volants—aérostats, aéronefs et hélicoptères. Outre son travail d’écriture, il consacrait une grande partie de sa journée à lire les journaux et fréquentait assidûment les bibliothèques.  Membre d’une quarantaine de sociétés savantes et loin de l’image classique du visionnaire que certains lui accordent, il se définissait lui-même avant tout comme un homme d’aventure. Méthodique et curieux, Verne prenait des notes sur tout et tout le temps, se constituant une collection de milliers de fiches de lecture, de réflexions, d’articles de presse. A l’instar des membres des services spéciaux, il collectionnait et collationnait ses informations. En relisant avec des yeux neufs « Le village aérien », nous pouvons nous demander aujourd’hui, si cet écrivain étrange ne s’est pas intéressé au XIXe siècle, à ce que nous nommons aujourd’hui les Objets Volants Non Identifiés… et à ceux qui les pilotent ?  

 

Dans le deuxième chapitre de son ouvrage intitulé « Les feux mouvants », il nous décrit des lumières se manifestant sur la lisière de la forêt, en altitude au sommet des arbres---(page 20)—Georges, Roux qui illustra ce livre en 1901, nous a laissé une superbe scène illustrant ce phénomène. Elle représente un décor de forêt vierge avec au premier plan un des héros de l’aventure et monté sur le tronc d’un arbre couché le jeune Llanga, un petit garçon d’une dizaine d’année décrit ainsi : « ... de constitution robuste, intéressante et douce  physionomie, type de nègre peu accentué. Ainsi que cela se voit chez quelques tribus, il avait le teint presque clair, la chevelure blonde et non la laine crépue des noirs, le nez aquilin et non écrasé, les lèvres fines et non lippues. »

Georges Roux  a dessiné dans le ciel deux traînées lumineuses jaillissant des nuages, qui n’ont rien à voir avec les flammes d’un feu de brousses.

 

Tous les bons ufologues savent que mystérieuses apparitions célestes se déroulèrent dans la seconde moitié du XIXe siècle. Notre ami Franck Marie, de la Banque O.V.N.I. — Roussillon 31, Espéraza 11260 - Aude, en a recensé des centaines.

Ces « Flyings Boats » attirèrent l’attention de nombreux chercheurs et la presse américaine relata des cas fort troublants…

 

Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé©

Illustration Graphique par Christophe Villa-Mélé

 

Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Jules Verne
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Vendredi 27 juin 5 27 /06 /Juin 09:33

EspritC’est en 1923 que fut publié un des plus étranges romans de Gaston Leroux : La Poupée sanglante—La machine à assassiner. Ce livre mérite une étude toute particulière. L’écrivain semble hanté ici par un des plus vieux mythes du monde : la légende selon laquelle certains alchimistes auraient été capables de fabriquer un être humain à partir d’argile rouge. Cet homme artificiel se rapproche considérablement de la légende de l’homoncule dont on a beaucoup parlé du Moyen Age à la Renaissance.


Philippus Aureolus Theophratus Paracelsus, autrement dit Paracelse (1493-1541) donne la recette pour créer cet être artificiel :

«  Renfermez pendant quarante jours, dans un alambic, de la liqueur spermatique d’homme; qu’elle s’y putréfie jusqu’à ce qu’elle commence à vivre et à se mouvoir, ce qui est facile de reconnaître. Après ce temps, il apparaîtra une forme semblable à celle d’un homme, mais transparente et presque sans substance. Si, après cela, on nourrit tous les jours ce jeune produit prudemment et soigneusement, avec du sang humain, et qu’on le conserve quarante semaines à la chaleur constamment égale à celle du ventre d’un cheval, ce produit deviendra vrai et vivant enfant, avec tous ses membres, comme celui qui est né de la femme, et seulement beaucoup plus petit. »

 

 

LA POUPEE SANGLANTE

 

 

Un bien singulier personnage apparaît : Bénédict Masson. Celui-ci est un petit relieur épris de la séduisante Christine Norbert qui, elle-même, est amoureuse de Gabriel, une sorte d’homme artificiel ayant à la place des organes vitaux du corps humain, un complexe mécanisme d’horlogerie communément appelé par ses créateurs «  Le mouvement perpétuel ».

Un peu plus loin dans le déroulement du récit, le pauvre Bénédict Masson se fera accuser du meurtre de sept femmes. Il sera jugé et guillotiné sans qu’il ait eu la moindre chance de prouver son innocence. Après le constat du décès le cerveau du pauvre bougre sera récupéré par le père et le fiancé de Christine.

 

Gaston Leroux récupère là, mais avec beaucoup plus de romantisme, l’archétype du livre de Mary Shelley publié en 1818, Frankenstein ou le Prométhée moderne, récit inspiré, comme par hasard de la vie de Konrad Dippel, un alchimiste allemand  (1673-1734 !) 

 

A l’origine de ces contes fantastiques se trouve le Golem né de la tradition hébraïque. Cette légende, qui vit le jour en Bohême et en Lituanie, relate la fabrication d’une créature en argile, selon un rite kabbalistique bien particulier. Sur le front du Golem figurent trois lettres de l’alphabet hébraïque : Aleph, Mem, Thaw, qui forment le mot Vérité.

Lorsque le Golem échappe à son créateur, sa rapidité et sa force destructrice brutale contraignent le kabbaliste qui lui a donné la vie à le tuer. Il efface alors la lettre Aleph inscrite sur le front de son entité, en laissant subsister que les deux autres lettres Mem et Thaw, qui signifient mort (il est mort).


Le monde d’aujourd’hui est souvent dirigé par des Golems !

Hélas, nous ne pouvons plus effacer de leur front, le vital Aleph !


RELIRE LES ANCIENS TEXTES

 

Au cours des siècles passés, de nombreux alchimistes se vantèrent de pouvoir réaliser des expériences de la palingénérie. Ils brûlaient une plante et, à partir de ses cendres, ils se disaient capables en réhabilitant sa forme spectrale, en quelque sorte, de reconstituer le règne végétal. On serait tenté d’interpréter de tels faits par la réalisation au cours de l’expérience bien connue, d’apparition évoquant le végétal vivant.

 

La quête de l’immortalité a été à la base des travaux « philosophals », comme elle a été la première préoccupation des adeptes de tous les temps.

Les secrets de la vie ont toujours passionné l’âme des alchimistes qui rêvaient d’égaler Dieu. Perpétuer l’homme dans le temps et créer un être artificiel étaient deux de leurs principales discussions.

La Poupée Sanglante de Gaston Leroux s’inscrit dans une démarche identique.

Les Adeptes adoptèrent comme symbole de la résurrection l’image du phénix. La cryonic moderne a d’ailleurs fait de même car, selon la légende, l’animal mythique, tous les mille ans, se consume et renaît de ses cendres.

NOTA : Selon certains Alchimistes, le Mutus Liber, que détenait Nicolas Flamel, n’était rien d’autre que le Tarot primitif. Dans Rouletabille chez les Bohémiens (chapitre XIV), Gaston Leroux précise : « Le signe fatal, la croix et le croissant, le signe sacré fermait autrefois le Livre ! »

Plus loin, l’auteur précise : « Ce livre est la clef de Tout…C’est par lui que tout arrive. »

 

Le grand Isaac Newton avait parfaitement compris les buts visés par les alchimistes tout au long des siècles, quand il affirmait dans une lettre de 1676 : » Il d’autres secrets à côté de la transmutation des métaux et les grands maîtres y a sont seuls à les comprendre. »

Newton fréquentait les milieux Rose+Croix de son temps et n’ignorait rien des véritables recherches alchimiques.


LA RECHERCHE DE LA VERITE

 

Les alchimistes occidentaux ont toujours affirmé que la recherche de la pierre philosophale destinée à la transmutation en or de métaux vulgaires était leur principale préoccupation. Mensonge sans doute !

Contrairement à ces derniers, leurs confrères chinois avouaient que leurs expériences visaient à découvrir les secrets de l’immortalité.

Dans les temps anciens, les adeptes du taoïsme avaient conçu l’idée que si certaines drogues écartaient la maladie, il devait être possible d’obtenir des composés plus puissants encore qui écarteraient la mort pendant des siècles.


Un fait divers, paru en 1939 dans le grand quotidien chinois Te Kung Pao, concernait la réapparition à Wang Hsien, dans le Szechuan, d’un homme né la dernière année du règne de Ch’ien Lung (1796), qui avait travaillé les derniers années du règne de son successeur  comme secrétaire d’armée dans la région du Yang Tse.

A l’âge de la retraite, il partit pour le Tibet afin de cueillir des plantes médicinales. Après de longues années d’absence, on le porta disparu. Et voilà qu’a l’automne  1931, âgé par conséquent de cent trente cinq ans, il revint dans son district natal, où nombre de vieillards reconnurent en lui le disparu qu’ils avaient connu dans leur jeunesse. Ses cheveux grisonnaient un peu, mais il n’avait pour dire pas changé et paraissait n’avoir guère plus de cinquante ans.

Le Ta Kung Pao publia une photo montrant un magistrat local en compagnie du vigoureux vieillard, puis celui-ci, quelques mois plus tard, repartit pour le Tibet, et on ne le revit plus. Il aurait aujourd’hui 208 ans !


LA GALLE DU CHÊNE MYSTERE ALCHIMIQUE

 

Beaucoup de nos vieilles églises et anciennes chapelles ont recueilli des ex-voto qui ornent leurs murs chargés de prière. Ils sont autant de témoignage d’une foi pure et parfois naïve. Très souvent, on découvre, accrochés au pied de la Vierge des vieux chapelets faits de grains gros comme des billes : des noix de galle.

Il existe un rapport symbolique entre la noix de galle et la Vierge, qui n’a pas échappé aux alchimistes. Comme me le confia l’un d’eux Pierre C…, la galle du chêne est le sujet de la science hermétique qui tend à découvrir le secret de l’Immortalité.

 

Etudions le rapport étroit qui rattache la galle à la «  Vierge ».

Les petits hyménoptères appelés cynipidés sont pratiquement  inconnus de tout un chacun, encore que tout le monde connaisse les tumeurs ou galles qu’ils déterminent dans les feuilles ou les bourgeons des arbres.


Toute bonne encyclopédie traitant des insectes nous dira que chez les Cynipidés gallicoles (Neuroterus lenticularis), l’espèce est représentée, au printemps par des femelles à reproduction virginale ; elles déposent leurs œufs sur des feuilles ou les chatons du chêne ; autour de ces œufs se forment des petites galles en forme de groseilles, à l’intérieur desquelles se développent des larves. Dans le courant de l’été naîtront des adultes mâles et femelles sexués. Celles-ci à la différence de leur mère sont incapables d’enfanter sans fécondation. Leur aspect est également tout autre, au point  qu’on a cru, pendant longtemps, que les deux générations de Neutorus formaient deux espèces différentes et bien distinctes.

Après s’être accouplées, les femelles sexuées déposent leurs œufs sur la surface inférieure  des jeunes feuilles de chêne, où elles suscitent la formation de galles qui cette fois, présentent une forme de lentilles. Ces galles lenticulaires tomberont à terre, avec les feuilles mortes, pour passer l’hiver; il en sortira au printemps suivant, des femelles virginales analogues à celles dont nous sommes partis.


Ainsi chez les Neuroterus, les femelles parthénogénétiques ont deux parents; les mâles et les femelles sexués n’en n’ont qu’un. Chaque génération ressemble non pas à celle qui l’a produite, mais à la précédente; les enfants ne ressemblent pas aux parents, mais aux grands parents : l’hérédité saute ainsi une génération.

D’autres cynipidés producteurs de galles se reproduisent uniquement selon le mode virginal, la génération sexuée ayant chez eux complètement disparue. Obligatoirement, la parthénogenèse donne des femelles.          

LE SECRET DE L’IMMORTALITE

 

Nous l’avons appris maintenant, les galles sont dues à la ponte d’une petite guêpe. Cette ponte a lieu au mois d’août, sous signe astrologique du Lion.

L’œuf parasite induit la formation d’une petite tumeur végétale qui protège et nourrit la larve. Cette larve possède de l’hémoglobine, la galle elle-même contient de la chlorophylle, de la lignine, des sucres et une bonne proportion de tanin (environ 10%).

L’observateur averti découvre rapidement que par sa forme globuleuse, la galle set bien le Petit Monde des alchimistes. De plus c’est la véritable synthèse du monde vivant : un microcosme, un petit univers complet et parfait. Par une sorte de miracle naturel, hémoglobine, chlorophylle, tanin, lignine et sucre voisinent dans ces petites sphères.

 

Las anciens alchimistes écrivaient toujours Lion d’or avec un « L »  majuscule, alors que le lion vert et le lion rouge n’avaient droit qu’à une minuscule. L’allusion est très claire. Le lion vert et le lion rouge  sont soumis à la loi du Lion jaune (d’or) du « vray Lion ». 

 

Il nous reste à déterminer ce que cachaient ces trois termes. Le lion d’or, le lion rouge (voir figure).

Le lion vert, chacun le devine, est le phénomène de l’assimilation chlorophyllienne ou photosynthèse, alors que le lion rouge, qui est de même nature, mais à l’opposé est un phénomène hémoglobien.

 

Chimiquement, il est à noter que l’hémoglobine formée de quatre atomes d’azote (N) possède une liaison avec le fer. Ceci explique que certains chercheurs se polarisent sur la pierre métallique. De plus la chlorophylle de liaison magnésium (Mg) est en cela identique, et nos deux substances, si elles ne sont pas directement magnétiques, ont quand même une qualité attractive. La photosynthèse absorbe les rayons solaires et l’hémoglobine permet la fixation de l’oxygène.

 

Les alchimistes, sages et érudits, connaissaient la nature exacte de la pierre végétale. Plusieurs Adeptes n’ont rien ignoré de ce secret. C’est ainsi que Bernard Trévisan, né à Padoue, en 1406 se mit à l’étude des sciences hermétiques à l’âge de quatorze ans et ne parvint au but qu’après soixante années d’efforts et d’épreuves.

Voici ce qu’il nous apprend dans son ouvrage La Parole délaissée, de l’allégorie fameuse sur laquelle tant de front se sont penchés pour y pâlir dans des veilles innombrables : « Il appert que ceste Pierre est végétale, comme elle doit le doux esprit croissant du germe de la vigne, joinct en l’œuvre première au corps fixe blanchoyant, ainsi qu’il est dict au songe verd ; auquel après le Texte d’Alchymie, bien notablement est baillée la pratique de ceste Pierre végétale, à ceux qui sagement scavent entre la vérité. » (La Parole délaissée, dans Trois Traitez de la Philosophie naturelle, Paris Jean Sara, 1618, page 7)

 

La matière philosophale a le corps vert, nous enseigne Fulcanelli, qui précise : « A Byzance le monogramme du Christ était peint en vert. La relation Christ- Roi-Matière, est ainsi révélée dans toute sa splendeur. L’enfant roi que porte la Vierge dans ses bras, tient lui aussi le symbole de la Terre dans sa main gauche. La Terre est représentée en vert.


Au Moyen Age, le vert était la couleur  des fous ! Dans une autre science du « codage », qu’est l’héraldisme, le vert se dit sinople, qui remonte au bas latin nionpis signifiant rouge et vert. »

 

Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé©

Illustration graphique Christophe Villa-Mélé

Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Mystérieux inconnu
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Jeudi 8 mai 4 08 /05 /Mai 09:00

Rennes-le-Ch-teau-3.jpgBERGERE, PAS DE TENTATION. QUE POUSSIN, TENIERS, GARDENT LA CLEF ; PAX DCLXXXI. PAR LA CROIX ET CE CHEVAL DE DIEU, J’ACHEVE CE DAEMON DE GARDIEN A MIDI. POMMES BLEUES.

 

Ces phrases sont extraites d’un parchemin codé, concernant la Famille des BLANCHEFORT, intimement liés à l’énigmatique trésor de Rennes-le-Château par le biais de la célèbre toile de NICOLAS POUSSIN, « les Bergers d’Arcadie » exécutées en deux exemplaires, l’une en 1827, l’autre en 1838. La seigneurie des BLANCHEFORT, a sa place marquée dans le comté de Razès (Rennes-le-Château) et dans l’histoire du Rhedesium. Bernard de BLANCHEFORT, se met avec d’autres seigneurs de la contrée en révolte ouverte contre Bernard ATON, vicomte de Rhedez (XIe siècle).

Aussi obscures soient-elles, ces lignes enseignent, par allusions, divers vecteurs de recherche. Les quatre premiers mots importants sont BERGERE et TENTATION, POUSSIN et TENIERS, Font penser aux oeuvres des deux célèbres Maîtres que sont  NICOLAS POUSSIN et David TENIERS fils, dit le Jeune.

 

NICOLAS POUSSIN

 

 NICOLAS POUSSIN naquit le 15juin 1594, à VILLERS près des Andelys. Fils et petit-fils de notaire à Soissons, il est issu de noble lignée ; dès 1280 apparaît un Gervois POUSSIN, Seigneur de Juigné ; l’un de ses descendants, le noble homme Georges POUSSIN, Sieur du PLESSIS est Conseiller du Roi en 1622 ;

 « Que POUSSIN, Teniers, gardent la clef... » Invite à comprendre que par l’une de ses œuvres, les BERGERS D’ARCADIE, dévoile une partie de la clef du secret des BLANCHEFORT.

 

 

De son adolescence à VILLERS sur Andelys ne subsistent que peu de traces. De 16 à 18 ans les maniéristes Quentin VARIN puis No JOUVENIT à Rouen, lui enseignent la peinture. A 22 ans, en 1616, il part à pied pour Paris, où il rentre â l’atelier de Georges LALLEMAND.

 

IL est attiré très tôt par l’école Italienne imprégnée des souvenirs de la Grèce et de Rome. Un premier voyage vers l’Italie avorte faute de moyens. il regagne Paris.

A 28 ans, en 1622, il exécute six grands tableaux pour les Jésuites de la rue St-Antoine les œuvres retraçant la vie de St-lgnace-de-Loyola et de St François-Xavier sont peintes au rythme de un tableau par jour. Travail exceptionnel remarqué par MARINO, un poète en vogue, qui l’introduit auprès de Philippe CHAMPAIGNE.

Celui-ci verra son œuvre influencée par celle de POUSSIN ;

sa « Résurrection de Lazare », réalisée avec cinq autres toiles vers 1630 pour les Carmélites du Faubourg St-Jacques, en témoigne.

 

C’est enfin le départ vers l’Italie en 1624, MARINO l’accompagne.

Dès cette date, il va s’épanouir en un classicisme baroque inspiré des épisodes poétiques de la Mythologie. De 1630 à 1640, son œuvre subit l’influence de TITIEN l’écrivain et historien Suisse Jacob BURCKHARD, écrira au sujet de POUSSIN  « il devint le vrai créateur des lois du paysage ». « L’enlèvement des Sabines » en 1630 (Louvre) et « la prise de Jérusalem » font deviner en lui une « profonde passion pour la vérité historique. »

 

Dès 1636, le Cardinal Armand Jean du PLESSIS, Duc de RICHELIEU, alors ministre de LOUIS XIII, six ans avant sa mort, acquiert les « Bacchanales ». En 1638, il fait revenir le peintre d’Italie.

L’ambassade qui lui est envoyée, en la personne de Fréart de CHANTELOU, fervent admirateur de POUSSIN, est reçue froidement ; elle doit user de pressions devant la résistance à l’invite « ... Le Roi a le bras long !... »

 

En effet, Nicolas rentre à Paris le 17 décembre 1639. Sitôt, il est présenté au Roi, qui le nomme premier peintre, et se propose de le commanditer, le Cardinal est présent.

Il est notablement traité, mais bien vite se sentant par trop exploité, assailli par les intrigues de Cour fomentées par VOUET et LEMERCIER, il décide en 1642 son retour auprès de sa femme restée à Rome, Via Paolina. Son œuvre incline de plus en plus vers l’antiquité : déjà, les BERGERS D’ARCADIE (Louvre) marquent un tournant dans son expression des idées. Plus il vieillit, moins il consulte le modèle, le cadre l’intéresse bien plus. Son art est de plus en plus inspiré par la nature.

Eugène DELACROIX qui a travaillé deux siècles plus tard, avec une espèce de feu (Moniteur du 26 juin 1853), sur Nicolas POUSSIN lui attribuera le mérite d’un art « faisant profession des choses muettes ».

 

L’idée et la Nature ; l’œuvre de POUSSIN s’articule en l’expression conjuguée de l’une par l’autre, de l’une avec l’autre. POUSSIN choisit ses clients. Il reçoit des commandes qu’il exécute de mémoire, sur description. Il modèle par les formes et le chromatisme, des idées profondes, mais aussi nuancées. Tout dans son œuvre, à l’image de sa vie, fait preuve dès lors de mesure, de clarté et d’une totale logique.

 

 

PSYCHOLOGIE « ARCADIENNE » DE POUSSIN

 

L’origine des BERGERS D’ARCADIE, au sous-titre significatif « la Félicité sujette à la mort », est confuse ; si certains la présument vers 1629, H. LEMONIER, lui, attribue la création du tableau entre 1638 et 1639 .

Ces dernières dates indiqueraient donc que le tableau aurait été exécuté dés l’arrivée du Maître à la Cour de France.

Qui l’a commandé, Louis XIII, Richelieu ?

Ce point reste très obscur !

 

L’enrichissement culturel de POUSSIN, lors de son séjour à Rome s’est cristallisé sur la Mythologie Grecque et Romaine,

 «Sa familiarité avec les sarcophages des Palais Romains fut pour lui l’occasion de penser aux épitaphes des nécropoles antiques « arcadiennes » ou autres. »

Le mythe de SELENE et ENDYMION, issu du folklore Egéen où il est prôné l’immortalité engendrée par l’amour, hanta très tôt son œuvre.

En effet, L’ENDYMION du Palais Pallavicini-Raspigliosi, construit vers 1603, résidence du Cardinal de Mazarin, fut découvert emmuré et encastré sur la façade extérieure, à une grande hauteur.

— la représentation de la femme nue au premier plan se reconnaîtra en l’une des femmes des BACCHANALES,

— Sélène en péplos descendant de son cheval sera représentée dans MOISE

SAUVE DES EAUX,

— la figure féminine debout à droite rappelle celle des BERGERS D’ARCA DIE.

— un exemplaire des cartons attribués à Nicolas POUSSIN, reproduisant ce sarcophage antique, comporte un décor paysagiste qui évoque les BERGERS D’ARCADIE.

 

L’ORIGINE DES BERGERS

 

C’est une œuvre réputée assez médiocre, qui a inspiré le grand peintre qu’est Nicolas POUSSIN.

 

Le Napolitain Jacques SANNAZAR, né le 28 juillet 1455 fut un poète qui servit les Princes d’Aragon. Sa composition l’ARCADIE lui valut la notoriété elle peut dater de 1481 ou 1486. Le texte comptant 12 proses et 12 épilogues, sur des rythmes différents, a pour thème : l’arrivée de SINCERE— l’auteur lui-même — cherchant la consolation d’un Amour juvénile, en ARCADIE.

 

Dans ce poème, encore célèbre au XVIIe siècle, sont noyées les données fondamentales des tableaux réalisés par Nicolas POUSSIN sur le thème des BERGERS D’ARCADIE : trois bergers, une bergère déchiffrent l’épitaphe  ET IN ARCADIA EGO : « Moi aussi je suis en Arcadie ou et moi aussi j’existe en Arcadie » qu’il faut prononcer en autrement I TEGO ARCANA DEI : « Va je recèle les secrets de Dieu », portée sur un tombeau champêtre. L’expression de l’idée émise par ET IN ARCADIA EGO est ancienne, mais sa forme en cette phrase est inconnue avant le XVIIe siècle.

Cela n’est pas sans intérêt !

 

Nota : ET IN ARCADIA EGO, se retrouve sur les armoiries de la famille d’un soi-disant descendant des rois mérovingiens, le fantaisiste Monsieur Pierre Plantard de Saint Clair, qui défraya la chronique au début des années 1980 dans les méandres sinueux de l’affaire de Rennes-Le-Château.car celui-ci s’est autoproclamé prétendant au trône de France ? Mais plus sérieusement on retrouve cette singulière épitaphe sur la deuxième stèle de la tombe de Marie Nègre d’Ables d’Hautpoul, de Blanchefort, qui fut inhumée en 1781

Une première oeuvre de POUSSIN, celle qui fait partie de la Collection du Duc de DEVONSCHIRE, est une approche du sujet.

 

Les éléments majeurs sont restructurés en une seconde toile, construite sur des mesures en rapport avec le Nombre d’or. Elle est tout autant imprégnée de I’ARCADIA, mais aussi plus pure elle devient plus puissante, surtout elle laisse plus de place au paysage d’arrière-plan.

L’existence de deux versions des BERGERS D’ARCADIE, peut laisser supposer que la première d’entre elles ne convenait pas à la représentation de l’idée que l’on voulait y exprimer.

 

LE TOMBEAU DES PONTILS

 

Il existe au lieu-dit LES PONTILS, sur la route qui mène de SERRES à ARQUES, un tombeau ressemblant étrangement à celui que déchiffrent les BERGERS D’ARCADIE. Certains auteurs affirmèrent sciemment une contre-vérité patente : « ce tombeau est celui qu’a peint Nicolas POUSSIN. » La réalité est toute autre

Monsieur Louis GALIBERT est venu s’installer aux PONTILS, commune de PEYROLLES, avec son épouse Elisabeth, en 1880. Dans sa propriété, il crée une usine très importante pour l’époque. Il y fabrique des galons et des chaussures pour l’armée.

 

Située près d’un cours d’eau, alors très abondant, il construit un barrage et pose une dynamo pour alimenter en électricité son usine et ses quelques machines.

Son petit fils fait élever un tombeau sur un tertre situé à une cinquantaine de mètres de la route, en 1903. L’année suivante sa grand-mère y est portée en terre.

La famille GALIBERT part bientôt pour Limoux,. Une concession est achetée au cimetière de la ville le 12 décembre 1921 ; un caveau y est construit.

La porte et les parements en pierre de taille du tombeau des PONTILS en sont enlevés et servent à couvrir le caveau de Limoux. Les restes d’Elisabeth Galibert y sont placés. Monsieur Galibert met en vente la Maison des PONTILS.

 

Une famille américaine s’intéresse à la propriété. Mme RIVERA et son fils M. LAWRENCE, veulent se fixer en France après avoir habité dans plusieurs pays. Mme RIVERA cherche un endroit tranquille pour que son fils malade puisse se soigner. Très érudit, celui-ci possède plusieurs diplômes d’études supérieures.

 

A l’âge de 52 ans, LAWRENCE va s’installer dans l’usine désaffectée et crée un élevage de chèvres, un autre de lapins blancs. C’est un original, fui et peu aimé, sortant peu le jour, et travaillant la nuit. Bien souvent les fermiers qui habitent aux alentours, l’entendent crier et vociférer des phrases incompréhensibles. Les gens le craignent.

 

Seule, une femme mariée à un espagnol qui habite à Arques, noue des liens de sympathie avec lui. Monsieur LAWRENCE va alors refaire le TOMBEAU DES PONTILS en s’inspirant des BERGERS D’ARCADIE de Nicolas POUSSIN.

 

A la mort de sa grand-mère, il le ferme complètement. Lorsque sa mère décède, il attendra quelque temps et se livrera à des scènes étranges d’après les témoins de l’époque. Il ne fera rien de moins que d’embaumer (selon le rite des funérailles des Pharaons) le corps de sa mère et ceux de ses deux chats, selon la volonté de la défunte. Un matin, il placera les dépouilles dans le tombeau. Ayant hérité de sa mère, il part pour Carcassonne. Après avoir dilapidé sa fortune, M. LAWRENCE meurt misérablement le 25 Juillet 1954

 

Ce tombeau des PONTILS a été fracturé et violé plusieurs fois, à tel point qu’il a été rasé en 1988.

 

MYTHOLOGIE

 

L’Arcadie est une région de Grèce où les poètes situaient le royaume du bonheur. La phrase « et in arcadia ego » est une formule très ancienne, toujours associée à la mort, qui s’exclame par ces mots : « et moi aussi j’existe en Arcadie ». C’est un rappel méditatif pour signifier aux hommes, même les plus heureux, qu’ils sont mortels. Le thème de la mort en Arcadie avait déjà été traité par le peintre Le Guerchin : son tableau mettait en scène des bergers, découvrant un crâne humain posé sur une pierre cubique

 

L’Arcadie est aussi le « pays des ours »; sa déesse Arcas, compagne de chasse d’Artémis, avait été séduite par Zeus, dont elle eut un enfant. Pour la soustraire aux punitions d’Artémis (les deux déesses ayant prononcé tin vœu de chasteté...) Zeus plaça Arcas au ciel où clic devint la constellation de la Grande Ourse, son enfant devenant la Petite Ourse... Le Razès est souvent comparé à l’Arcadie; d’un point de vue géographique c’est exact (relief karstique, fleuves souterrains, biotope favorable aux plantigrades), mais c’est aussi trop commode pour récupérer l’ascendance « Ursus ».

 

L’Arcadie, dans la mythologie grecque, peut être considérée comme l’équivalent de l’île d’Avalon, et même de l’autre Monde celtique, celui des tertres souterrains où vivent les dieux et les héros de l’ancien temps.

De plus, on sait que Nicolas Poussin était très attiré par les doctrines hermétistes et qu’il fréquentait des gens connus pour leur appartenance à des  « confréries » plus ou moins secrètes.

 

FOUCQUET, POUSSIN ET LA SOCIETE ANGELIQUE

 

 

Sans doute le peintre était-il lui-même membre d’une de ces sociétés

« Initiatiques » qui pullulaient en Italie, et même  en France, au XVIIe siècle. On sait aussi qu’il fut le protégé de Nicolas Foucquet, et que ce dernier a eu des rapports avec le peintre. En 1655, le surintendant des Finances avait envoyé à Rome son frère, l’abbé Louis Foucquet, « avec la mission secrète d’y acquérir des œuvres d’art destinées à l’ornement de Belle-Île, de Saint-Mandé et du château de Vaux-le-Vicomte ». Louis Foucquet s’adressa évidemment à Nicolas Poussin. Mais cette « mission secrète » était-elle seulement destinée à un trafic d’œuvres d’art ? On peut en douter à la lecture d’une lettre envoyée de Rome par Louis à son frère le surintendant. Cette lettre est fort ambiguë, car on y lit cette curieuse phrase : « Lui (c’est-à-dire Poussin) et moi nous avons projeté certaines choses dont je pourrai vous entretenir à fond dans peu, qui nous donneront, par monsieur Poussin, des avantages que les rois auraient grand-peine à tirer de lui, et qu’après lui peut-être personne ne recouvrera jamais dans les siècles à venir; et, ce qui plus est, cela serait sans beaucoup de dépenses et pourrait même tourner à profit, et ce sont choses si fort à rechercher que quoi que ce soit sur la terre maintenant ne peut avoir une meilleure for tune et peut-être égale. »

 

Il est évident que cette lettre peut concerner des « magouilles », des moyens peu honnêtes de se procurer des œuvres d’art à bon prix. Il y en a d’exposées dans les autres lettres de Louis à son frère. Mais les termes employés ici semblent hors de proportion avec une simple histoire de tableaux. Cela paraît nette ment plus important. On peut certes imaginer bien des choses à ce propos, mais ce qui est sûr, c’est que Nicolas Foucquet sera bientôt emprisonné à vie parce qu’il détenait un secret, et que ce secret, il ne devait en aucun cas le dévoiler. Et pour quoi, après l’emprisonnement de Foucquet, Colbert fit-il faire des recherches dans les archives du Razès? Que cherchait-il? L’imbroglio est total, et le mystère de plus en plus épais.

 

Nicolas Poussin s’était choisi un sceau plutôt curieux : il représentait un homme tenant une nef ou une arche, avec la devise « tenet confidentiam » qui peut se traduire par « il détient le secret ». Et que penser de l’ouvrage posthume de Maurice Barrès, le Mystère en pleine lumière, qui regroupe plusieurs études sur les peintres, et dans lequel il se livre à d’étranges considérations ? Barrès laisse entendre que de nombreux peintres appartenaient à des confréries initiatiques, plus particulièrement à une mystérieuse « Société Angélique ». Il le suggère à propos de Delacroix, s’intéressant tout particulièrement à « l’aspect angélique de son œuvre ».

 

Il se fait plus précis en ce qui concerne Claude Gellée, dit le Lorrain, à propos duquel il dit : « On sent bien qu’il n’est pas né tout d’un coup, qu’il a été préparé. » Cela signifie que Claude Gellée faisait partie d’un groupe spiritualiste qui lui dictait certaines de ses inspirations. Et Barrès ajoute

 

 « Si l’on veut connaître Gellée, il faut le dessin de Sandrart où il se présente dans la plus digne compagnie auprès de son ami Poussin. » Faut-il en conclure que Nicolas Poussin appartenait à la même « confrérie ?» Toujours à propos de Claude le Lorrain, qu’il met en parallèle avec Poussin, Barrès dit encore « Il n’est rien si les Anges ne lui tiennent pas la main, s’il n’est pas dans la société céleste, s’il s’écarte de ce qui l’enchante, le soutient et le soulève. Il sait son poème et hors de cela ne sait rien. » On ne peut être plus clair à propos de l’existence d’une « Société Angélique» à laquelle appartiennent la plupart des peintres (et aussi des écrivains) de toute époque. Mais il y a encore mieux, car Barrès dévoile franchement le mot de passe : « Il faut toujours que nous ménagions dans quelque coin de notre œuvre une pierre tombale avec l’inscription fameuse : et in Arcadia ego. » Et si l’on voulait douter de l’existence de cette « Société

 

Angélique » dont le signe de ralliement ou de reconnaissance paraît être la formule inscrite sur le tombeau peint par Poussin, on devrait lire une lettre de George Sand à Gustave Flaubert, datée du 17 décembre 1866. Voici en effet ce qu’écrit la « bonne dame de Nohant » : « Dans tous les cas, aujourd’hui, je ne suis bonne qu’à rédiger mon épitaphe! Et in Arcadia ego, vous savez. » Le vous savez  en dit d’ailleurs davantage que n’importe quel discours. Avant d’être la « bonne dame de Nohant »,

 

George Sand a participé à tous les mouvements d’inspiration utopiste et sait fort bien à quoi s’en tenir sur certaines « confréries » plus ou moins héritières des « Illuminés de Bavière» et des « ordres » clandestins du Moyen Age. Avant d’écrire la Mare au Diable, elle a écrit un roman dont le titre est Consuelo et dans lequel elle fait quelques révélations sur une mystérieuse confrérie qu’elle appelle la «Secte des Invisibles ». Voici ce qu’elle écrit à propos de ces Invisibles: « Ils sont les instigateurs de toutes les révolutions : ils vont dans les cours, dirigent toutes les affaires, décident la guerre ou la paix, rachètent les malheureux, punissent les scélérats, font trembler les rois sur leurs trônes. »

 

 On ne peut que songer à Nicolas Foucquet qui, lui aussi, a fait trembler Louis XIV sur son trône avant de succomber, probablement parce qu’il avait trahi la « confrérie » à laquelle il appartenait. On ne pardonne pas les trahisons dans ce genre d’associations. Car ces Invisibles sont toujours présents là où il le faut : « On ne sait pas s’ils demeurent quelque part, mais il y en a partout...

 

Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé©

Illustration graphique par Christophe Villa-Mélé

 

 

BIBLIOGRAPHIE :

 

Rennes le Château, étude critique par Franck Marie - Editions S.R.E.S /Vérités anciennes – Bagneux 1978.

 

Histoire générale de Languedoc de Dom Devic et Dom Vaissete – Tome IV, et Mémoires de la Société des Arts et des Sciences de Carcassonne – 3ème série – Tome III.

 

Dictionnaire encyclopédique de l’Etrange des mythes et des légendes, Roger Antoni—Edité par l’auteur—2000.

           
       Rennes le Château et l’énigme de l’or maudit par Jean Markale - Editions Pygmalion – Paris 1989


       Rennes-le-Château : capitale secrète de l’Histoire de France—Pierre Deloux et jacques Brétigny—Editions Atlas—1982.

 

Rennes-le Château, autopsie d’un mythe par         
Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé – Article publié sur le blog
Les Archives du Savoir Perdu -  19 avril 2008 et voir article pour
les Murmures D’irem N°13 – octobre 2001.

           
     Nouvelles lumières sur Rennes-le-Château – Tome I, par Antoine Bruzeau – éditions Aquarius – 1998.



Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Rennes-le-Château & Bugarach
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Lundi 21 avril 1 21 /04 /Avr 02:05

Le-portail-de-notre-dame-de-parisVoir dans les motifs ésotériques des cathédrales un message noyé sous un manteau de Lumière n’est pas une utopie. Maîtres d’Œuvre et Compagnons ont obéi à des directives secrètes, dictée par une élite que l’on peut qualifiée de templière, pour élaborer le symbolisme architectural des cathédrales.


Les imagiers ont frappé du sceau des Adeptes de nombreux monuments. Hélas, nos Notre-Dame ont subi mutilations et massacres, ainsi que de nombreux saccages. Souvent ces déprédations n’ont même pas altéré les messages hermétiques noyés dans la pierre.


C’est ainsi que Notre-Dame de Paris a été remodelée par des restaurateurs habiles, mais ayant souvent perdu le sens du sacré et du « caché ».


En 1771, le chapitre de Notre-Dame chargea  l’architecte Soufflot d’enlever le trumeau de la porte principale et d’entailler la partie inférieure du tympan, mutilant ainsi le bas-relief du Jugement Dernier, afin de permettre le passage des dais processionnels. Soufflot construisit à la place une arcade brisée portant sur deux colonnes de chaque côté et décora l’imposte de deux grands anges soutenant une couronne au-dessus du monogramme en bronze doré de la Vierge.


Au XVIIIe siècle également furent supprimées gargouilles et chimères, parce que tout ce qui dépassait le nu du mur menaçait ruine !

Par ignorance, les révolutionnaires de 1793 renversèrent les 28 statues des rois de Judas et d’Israël. Ces 28 représentations, affirment certains, illustraient les 28 phases de la révolution sidérale de la Lune.


Comme dans l’histoire du pavé de l’ours, des restaurateurs plein de bonnes intentions, mais apparemment vides de savoir, ont restitué tout un ensemble en fonction de leur propre imagination.

Ces architectes ont donc modifié certains éléments en fonction de leurs caprices « inspirés ».Une très grande part du modelé originel de la cathédrale a été modifiée dans le trouble et la confusion.


Toujours au XVIIIe siècle, Notre-Dame de Paris a vu un évêque détruire ses précieux vitraux. Il estimait que ces derniers ne laissaient pas passer assez de lumière.

Des amoureux de l’art gothique, spécialistes du vrai et du beau, ont parlé de désastre incalculables et de folie déchaînée !

Le grand sculpteur Rodin s’écria :

« Au nom de nos ancêtres et dans l’intérêt de nos enfants, ne cassez et ne restaurez plus ! »

De nos jours, chaque fenêtre se trouve hérissée d’un galbe. La façade sud du transept a été transformée.


La  grande « Rose », un monument capital, a pivoté de 15°, la formation en contre-courbe est déviée, Viollet-le-Duc a substitué aux lobes circulaires, non brisés, des médaillons tréflés, il a dessiné de nouveaux trilobés et a fait pivoter le vitrail du même nombre de degrés que la rosace ! Pourquoi ?


Lui seul en a su le secret. Peut-être pourrions-nous encore l’interroger car il est toujours présent à Notre-Dame de Paris !      


Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé©

 

 

 

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Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Mystérieux inconnu
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