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Jules Verne

Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 09:46

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Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé

 



Nul ne sait aujourd’hui ce qu’est devenue la banque de données dans laquelle Jules Verne puisa pour rédiger ses livres. Nous pouvons supposer que cette vaste bibliothèque était celle de l’Invisible Collège auquel appartenu René Descartes. 

 

L’Invisible Collège était composé des Très Illuminés Frère de la Rose+Croix.

IL était le nom répandu dans le public pour expliquer que les frères de la Rose+Croix n’étaient pas réunis en un lieu, car ils vivaient dans tous les pays d’Europe.

Des auteurs sérieux prétendent que l’Invisible Collège s’est perpétué jusqu’à nous. Tout en restant d’une extrême prudence, nous ne pouvons pas totalement exclure cette hypothèse, car des messages hermétiques, sculptés dans la pierre, nous laissent supposer qu’au cours des siècles, des initiés ont légué au futur des symboles inaltérables.

En 1668, dix-huit ans près la mort de Descartes, le vénérable  frère de Bohème Comenius fit publier Le Chemin de Lumière, écrit en 1640, il le dédicace à ses frères illuminés de la Royal  Society fondée en 1660.

 

Il s’adresse à eux en ces termes :

 

“...Illustres Sirs ! Ce n’est pas un hasard qu’un livre intitulé The Way of Light doit vous être envoyé, hommes illustres dont les travaux pour tirer la lumière de la philosophie naturelle (science de la nature) du puits profond de la vérité vont être révélés et publiés à travers l’Europe. C’est à très juste titre, puisque cet ouvrage a été conçu dans ce pays (l’Angleterre) qui nous offrait asile pour cette recherche de la Lumière et de la Vérité qui est maintenant passée sous votre surveillance, conformément à la Parole du Christ, applicable au sens propre en cette occasion: “D’autres ont labouré et vous avez récolté.”

 

“A travers le monde, la nouvelle sera claironnée que vous êtes engagés dans les travaux dont le but est d’assurer que la connaissance et l’empire de l’esprit humain sur la matière ne sera plus longtemps une chose incertaine et faible.”

 

L’âme de l’Invisible Collège se reflétait dans le Discours de la Méthode  de René Descartes, quand ce  dernier écrivait:


La métaphysique constitue les racines de l’arbre de la Connaissance dont les sciences sont les fruits.”


Descartes a réhabilité la Tradition, tenue sous le boisseau pendant des siècles. Les idéologues de toutes tendances ne lui ont pas pardonné !

 

Maitre et initié

                       


Jules Verne était un initié. Il fut sans doute le porte-parole d’un Invisible Collège qui à travers lui nous  a délivré un testament concernant la fin de notre cycle.

Dans tous ses livres, il  a codé ses textes et camouflé subtilement dans les gravures qui les illustrent des renseignements parallèles, que bien peu soupçonnent. Ils sont souvent d’importance. D’après ces illustrateurs, il paraît que cet auteur était fort attaché au tracé des dessins et qu’il faisait recommencer ceux qui étaient trop différents des maquettes qu’il leur soumettait. Certes, indices, anagrammes, positions, localisations de paysages viennent appuyer ou rectifier le texte de l’écrivain.


Jules Verne, prophète-profane, vécut dans l’intimité d’une foule de savants. Cette chaîne de scientifiques devait avoir des racines communes : une société initiatique plus que discrète !

Nous savons que son approche de la science fut des plus sérieuses. A l’automne de sa vie, le romancier coucha sur le papier toute l’angoisse qui semblait s’être emparée de lui, dans une de ses œuvres parmi les moins connues : Sans dessus dessous.

L’auteur affirmait alors que son livre reposait sur des bases sérieuses. Il constituait une sorte d’accusation contre le scientisme. Initialement  Sans dessus dessous s’appelait  Le Monde renversé. On y fait la connaissance avec un groupe d’industriels américains décidés à modifier l’axe de la terre.


Jules Verne laisse deviner tout son désenchantement envers la science dont il pressent les futurs dévoiements au bénéfice du profit. Cette “science sans conscience”, celle que condamnait déjà le bon Rabelais, se préparait à induire un cataclysme artificiel. Après que les puissances de l’argent eurent acheté le pôle Nord, un terrible engin explosif, inventé par des Pieds Nickelés de génie, devait provoquer un basculement de la planète.

Ses héros du Gun Club de Baltimore, rêvant de faire fondre les glaces polaires afin d’exploiter les houillères d’”Ultima Thulé”, auraient tout bonnement noyé la moitié de l’humanité et asphyxié l’autre !

 

Si nous analysons aujourd’hui les effets néfastes de la pollution sur notre environnement, nous pouvons nous demander si le Gun Club n’a pas implanté sur tous les continents ses antennes tentaculaires ?

Mais en situant son action au pôle Nord, Verne fait une allusion voilée au “mythe de l’Agartha” :


“Le mystère, c’est l’irréalisable desideratum des cartographes, et nul ne sait ce que cachent les glaces du pôle Nord.”

Jules Verne explique que le titre, Sans dessus dessous,  est choisi par lui quoique non grammaticalement français, pour expliquer qu’il ait voulu mettre en scène un bouleversement, et qu’il n’avait plus de sens.


Cet ouvrage ne fut pas une réussite à la vente, car un pareil sujet ne pouvait qu’étonner grandement le lecteur de l’époque.

L’auteur précise :


Le roman que nous venons de présenter au public repose, comme nos travaux antérieurs, sur les bases les plus sérieuses, malgré ses apparences ultra fantastiques”.



 

Illustration par Christophe Villa-Mélé

 

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Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé

Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Jules Verne
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 12:20

Jules Verne 1


Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé

 

 


Ô Seigneur

Ecoute-moi,

Seigneur l’Eternel, Seigneur de l’Infini, Seigneur l’Unique,

Dieu de force, Dieu de justice, Dieu d’amour,

Aide-moi.

Toi qui es Flamme, Toi qui es Feu, Toi qui es Lumière

Protège-moi.

Je crois en toi, Substance spirituelle et éternelle,

Être parfait, ingénéré, immuable, qui es sans commencement,
sans milieu et sans fin, et qui s’engendre éternellement soi-même.

(La grande prière majeure de Salomon)

 

 

Une grande prière nous sert de psaume pour introduire un des plus grand mystère de la vie (après la femme bien sûr !)

 « Qui sommes-nous ? Et quel est le vrai sens de la vie d’un individu ?

Et est-ce que la vie telle que nous la concevons est réelle ? »

Ces questions posent un grand problème métaphysique auquel même les réponses bien terre à terre ne donnent pas entière satisfaction. D’aucuns exhibent la vie comme un passage, une transition vers un autre état.

 

D’autres pensent que l’humanité tout entière peut s’identifier aux souris de laboratoire qui sont destinées à des expériences scientifiques.

Peut-être ont-ils raison, la vie apparue sur  terre pourrait être le résultat d’une expérience, par ailleurs, il est probable qu’elle ait une origine vénusienne car d’après la tradition chrétienne, la chute de Lucifer issu de Vénus a précédé la création du monde

 

Il semble que ces questions qui posent un grand problème métaphysique soient la clé de voûte de toute l’œuvre de Jules Verne.

Depuis longtemps de  nombreux auteurs ont tenté de percer les mystères Verniens. Tant par le côté scientifique que de celui voilé qui s’exhale de l’œuvre en général. Deux inconnus, Alfred Renoux et Robert Chotard, ont dans les années 1960, écrits de bien surprenants ouvrages qui méritent un intérêt tout particulier car ils sont consacrés au codage de l’œuvre d’un  « amuseur d’enfants » qu’était Jules Verne :

 

- Tel que c’était prévu (24/04/61)

-  Le grand test secret de Jules Verne (14/12/62)

-  Jules Verne le divin magicien (04/09/64)

-  De Jules Verne aux extraterrestres (20/12/67)

- Comment Jules Verne vient de tracer dans l’espace et le temps le destin de l’homme avec Apollo 8 et les Soyouz 4 et 5 (1968-1969).

 

Ces manuscrits très rares et recherchés furent édités à compte d’auteur.
Et nous pensons qu’ils  sont à prendre avec réserve. Ces ouvrages ont aujourd’hui totalement disparus  car ils furent édités à 300 exemplaires de chaque …

 


Collaboration avec l’invisible 

                

 « Au cours de leur enquête, les deux auteurs rapportent qu’une correspondance eut lieue entre Jules Verne et un Canadien isolé de l’Alaska, appelé Houdlum, dit Nollu… Ou encore DAD. » Et que ce fut les premiers pas d’une collaboration secrète qui allait unir la destinée de ces deux hommes.

DAD, étrange et sympathique personnage dont les auteurs nous apprennent qu’il reste une énigme car des recherches entreprises n’ont ni permis de connaître sa date de naissance, ni sa vie privée, ni les raisons de sa mystérieuse disparition en 1912 ?

Cet homme dont la force musculaire n’avait d’égale que sa bonté, aurait guérit la leucémie qui condamnait « Thomas Alva Edison », en lui faisant des passes magnétiques, il aurait aussi influencé le jeune Jack London, (John Griffith de son vrai nom) à devenir étudiant, par la suite il parcourut le monde et devint reporter et l’écrivain auteur de nombreux romans d’aventures (Croc blanc), éternel révolté contre la société moderne, il  finira par mettre fin à ses jours dans le courant de l’année 1905.

 

Ces hommes au parcourt sans précèdent devinrent comme verne si l’on en croit les auteurs, des membres actifs de l’équipe du grand nord, appelée aussi l’ordre des polaires ou « les neuf supérieurs inconnus »

 

Ensemble, Jules Verne, le visionnaire de l’avenir et DAD inspiré du passé, établirent minutieusement un plan d’action, « le grand test », dans lequel selon les auteurs : les évidences et les preuves ainsi recueillies pendant la durée de l’action démontraient à l’homme qu’il ne doit plus rester un barbare frustre et arriéré n’ayant jamais compris le sens de la vie ; malgré le progrès matériel que DAD et Jules Verne pensaient pouvoir lui apporter dans les cinquante années à venir.

(Le grand test secret de Jules Verne)

 

 « Malheureusement pour lui, l’homme cet inconscient continu à suivre le chemin qui causera sa perte, installé confortablement dans l’utopie d’une société organisée par des dirigeants sans scrupules, qui lui prodigue quotidiennement un lot d’espoir pour sa collection d’illusions… »

 

Jules Verne aurait confié qu’un jour une vision du futur bouleversa et modifia son inspiration d’écrivain qui le prédestinait vers le théâtre. Ayant volontairement conservé le secret auprès de sa famille et de son proche entourage il était obsédé par son étonnante clairvoyance.

 

Cependant il s’était enquis auprès de son collaborateur secret, le singulier « DAD », un autre visionnaire qui l’exhorta et qui lui remit pour l’aider dans son travail un mystérieux dessin représentant un cœur avec des lettres, tout en lui conseillant d’écrire ses voyances sous la forme de romans d’anticipations.

 

  Celui-ci confia à l’écrivain :

 

« Pour voir clair, suivez cette clé, votre travail de précurseur sera facilité, éclairé et même dirigé par les grands morts. » (Le grand test secret de Jules Verne).

 

Ce conseil aurait bien pu avoir été prodigué par « un voyageur du temps » sinon pourquoi ferait-il allusion à un passé qui peut être ressuscité ?

 

« Avant d’en dévoiler le futur il incite l’écrivain à pénétrer son passé ! »

 

Plus tard, les révélations du pseudo canadien s’avèrent fondées, néanmoins les anagrammes établies, suivant les instructions données, pouvaient condescendre à une méprise et être différemment interprétés, un système fut donc mis au point afin d’éviter toute confusion.


La médaille chiffrée

 


Selon les auteurs, il s’agirait d’une médaille chiffrée se présentant sous la forme d’un losange avec laquelle et grâce à une combinaison complexe de chiffres symboliques et de repères astrologiques, il aurait été possible de prédire des événements du futur mais mieux encore, d’en connaître avec précision des épisodes passés !

Considérée comme un « outil de travail l’étalon de mesure désignée : La médaille chiffrée, par les membres de l’équipe du grand nord, fut conçue et réalisée pour permettre à l’homme d’améliorer son existence, sa condition, ses relations et de situer clairement sa position,terrestre par rapport à l’univers et au cosmos. »

 (Jules Verne le divin magicien)                   

 

Cette incroyable boule de cristal métallique simulacre de machine à visionner le temps pourrait avoir une existence bien plus ancienne. Par ailleurs, elle pourrait symboliser l’héritage d’une civilisation aujourd’hui disparue, et qu’une lignée discrète en  perpétuerait  l’enseignement et un savoir par le biais des polaires.

Rien interdit de penser  qu’elle rallia sous son aile protectrice des êtres perspicaces doués d’une intelligence hors du commun tels que : Leonard de Vinci ou Nostradamus…

 

Ce qui expliquerait pourquoi entre autres, des auteurs comme Jules Verne, Maurice Leblanc où Gaston Leroux, ont ainsi voilés dans leur récits bien des  renseignements « sur notre existence en passant par le  secret  des rois de France jusqu’à notre avancée technologique future ». Parce qu’ils ont reçus un enseignement lié à la souche même de l’humanité, à la seule différence que Verne ait eu pour seules directives de la faire évoluer, sans se préoccuper de sa bonne marche ou non, puisqu’il s’agirait « d’un test » d’évolution sur cinquante ans ! Peut être est là, la réponse du pourquoi et du comment du grand codage ? Si tel était le cas il s’agirait sûrement d’un projet dont les ambitions sont plus grandes…

 

« La planète terre n’est qu’un centre d’apprentissage, parmi bien d’autres, mis à la disposition de l’homme pour parfaire le développement de son âme. C’est par la qualité, par le sérieux de son travail et de ses actes, qu’il lui sera donné de devenir par ailleurs et ultérieurement, un parfait ouvrier de la vie poursuivant son évolution…Vers la perfection. » (Jules Verne le divin magicien)                   

 

Néanmoins, il subsiste un point obscur, qui sont ces intelligences de l’invisible ?
Et quelles sont leurs origines ? Il est difficile de répondre objectivement à  cela et nous ne connaîtrons sûrement jamais les grandes lignes de  la collaboration Renoux et Chotard, mais une chose est sûre, ils nous précisent que toute l’équipe du grand nord œuvre pour la paix dans le monde. Cela peut paraître bien paradoxal à notre époque. Espérons qu’ils feront mieux la prochaine fois…

 

 

« Hâtez-vous, déjà le brûlot est enflammé au moyen orient où les frères arabes et les frères Juifs sont prêts à s’entre égorger afin de pouvoir vivre en paix ! »

(Comment Jules Verne vient de tracer dans l’espace et le temps le destin de l’homme avec Apollo 8 et les Soyouz 4 et 5.

 


 

Les--tranges-dossiers-de-Monsieur-Jules-Verne-1.jpg


Illustration et montage Graphique par Christophe Villa-Mélé

 

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Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé

Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Jules Verne
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 10:10



Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé


 


Le manuscrit, du futur roman de Jules Verne« Le village aérien », fut rédigé en 1896.Son titre original était « La grande forêt ». Cet ouvrage ne parut en librairie qu’en 1901 seulement.

A son habitude, l’auteur nous entraîne dans un milieu bien particulier, dont il a étudié tous les aspects, et nous met en contact avec des peuplades dont il connaît bien les mœurs. Cette grande forêt africaine, décrite par l’auteur comme étant le lieu de refuge de royaumes inconnus, est le gîte d’animaux et d’espèces nouvelles qui n’avaient pas encore été bien étudiés à son époque.


Lorsqu’il décrit les forêts de l’Oubangui, c’est en connaisseur qu’il le fait. Il donne aux peuples mystérieux qu’il cite, un air d’authenticité qui frappe l’imagination. Certains ethnologues modernes ne renient pas actuellement les thèses avancées par Jules Verne, à savoir que des peuples encore totalement inconnus se terrent et se camouflent au plus profond des profondes sylves d’Afrique et de l’Amazonie.

 

Tout au long des siècles, les hommes ont rêvé de contrées magiques.

Au Moyen-Age, les Chevaliers de la Table Ronde nous ont emmenés dans leur sillage jusqu’à l’île mystérieuse d’Avallon, la terre de l’immortalité, c’est à dire l’Agartha, le Sangri -La du Tibet.


Jules Verne n’ignorait rien des anciennes légendes qui avaient hanté nos lointains ancêtres.

Les Grecs nommèrent ce paradis  Champs-Élysées. Les Védas le désignèrent sous le vocable de Ratnasamu « La Pierre Précieuse » ou la « Montagne d’Or ».

Les Eddas scandinaves faisaient état d’une ville fabuleuse située dans la région souterraine d’Asar.

Le Livre des Morts de l’ancienne Egypte donne de l’Amenti un plan parfait.

Cet univers interdit aux profanes, c’était la ville des 7 Rois d’Idumée ou Eden de la Tradition judaïque, ou la Cité des 7 pétales de Vishnu.

Les conquistadors, se basant sur les affirmations des Mayas qui parlaient de la fabuleuse cité de Maya-Pan, organisèrent des expéditions pour la  retrouver. De là naquit la légende d’El Dorado. La cité de l’or, de la lumière…


En France, la tradition parle du pays des mystères ou Dananda.

Mais la plus mystérieuse des cités oubliées se trouverait au Mato Grosso. La « Cité Z » a donné en pâture à la forêt amazonienne la vie de dizaines d’aventuriers. 

 


L’énigme des forets hostiles

 

Verne, en rédigeant certains de ses ouvrages a plongé dans des archives historico-philosophiques, sans jamais se déconnecter de l’actualité de son époque : nous en évoquerons un de ses volets plus loin. Il n’ignorait rien de ces cités interdites que l’imagination humaine a paré de tous les mystères. Celle de Gran Moxo lui a peut-être servi de modèle.

Au début du XVII e siècle, Bario Centenera visitait à quelques kilomètres du fleuve Paraguay, la très mystérieuse cité de Gran Moxo. Les relations de voyage qu’il nous a laissées décrivent des monuments extraordinaires et, parmi eux, une colonne surmontée d’un système d’éclairage artificiel remarquablement perfectionné. Il écrit :

« Au sommet de ce pilier, à une hauteur de 7,75 m, il y avait une grande lune qui illuminait tout le lac avec éclat, en dispersant, de jour et de nuit, l’obscurité et l’ombre. »

 

C’est certainement cette ville mystérieuse que retrouva en 1967, un explorateur allemand que nous avons rencontré. Ce dernier n’hésitait pas à affirmer que Gran Moxo avait été construite sur les plans des temples de l’ancienne Egypte. Dans les rues de la cité morte, se dressaient des obélisques comme à Karnak ou à Louxor.

 

Rien ne vient étayer les affirmations de cet explorateur de l’Impossible.  Cependant un très ancien texte vient confirmer une partie de ce récit.

Il s’agit d’un manuscrit portugais du XVIIIe siècle. Il relate que le 6 mars 1743, six aventuriers, accompagnés d’une douzaine d’esclaves noirs, étaient partis à la recherche de problématiques mines d’or et de diamants, au cœur du Matto inconnu. Lourdement chargés, ils progressèrent avec lenteur  pendant des mois à travers la forêt vierge sans découvrir les gisements espérés. Après une année d’efforts surhumains, la moitié de la troupe avait succombé aux fièvres.

 

Découragés, les survivants allaient rebrousser chemin lorsqu’un soir, dans la pénombre de la jungle, une mystérieuse cité déserte, se dressa devant leurs yeux éblouis.

L’auteur donnait de la ville inconnue une description détaillée, mais les dernières pages du manuscrit avaient été volontairement arrachées. On peut supposer qu’elles comportaient les cartes et les plans permettant de retrouver la cité oubliée.


Cette impressionnante description ne pouvait être ignorée de Jules Verne, dont le goût de l’aventure et du merveilleux était sans cesse en alerte. Même s’il fut le premier à porter un regard lyrique sur le monde industriel et qu’il s’inspira dans la conception de ses ouvrages des travaux de savants réputés tel l’ académicien Joseph Bertrand ou le chimiste Henri Sainte-Claire Deville, Verne se passionna pour ce que Robert Charroux nommait  « le Mystérieux Inconnu ».

 

Percy Fawcett qui avait dévoré l’œuvre de notre grand auteur national, tenta de percer et de décoder  le manuscrit portugais du XVIIIe siècle. Il rédigea pour la Société royale de Géographie de Londres le rapport suivant que Verne n’aurait pas renié, car « Le village aérien » nous prouve que sa démarche intellectuelle ne rejetait aucune possibilité.

« La rumeur court, écrivait-il, de l’existence d’une tribu étrange dans l’intérieur du Mato Grosso. Les témoignages des faits sont faibles. J’ai cependant rencontré une demi douzaine d’hommes qui jurent avoir aperçu des Indiens blancs avec des cheveux roux. Un grand nombre de gens ont entendu parler d’eux. Il y a bien des choses curieuses cachées dans le fond des bois de l’Amazone. On entend parler de ruines et d’animaux étrangers, préhistoriques, de larges pistes qui n’ont pas encore été reconnues. Il court naturellement des fables au sujet des lieux inexplorés, mais il  ne faut pas oublier que les Pygmées d’Afrique et l’okapi ont longtemps été traités d’être légendaires.

 

La Société de géographie lui envoya les fonds nécessaires à l’organisation  d’une expédition et, peu après, il écrivait à ses confrères de la savante compagnie :

«  J’ai la certitude  que les ruines d’une cité antique plus vieille que celles de l’Egypte, se trouvent à l’intérieur du Matto-Grosso. »

 

En 1925, le colonel Percy Harrison Fawcett pensait que le sas donnant accès  à la cité interdite s’ouvrait au cœur de l’Amazonie et qu’un fleuve conduisait directement dans la région de Madre de Dios, en pleine forêt vierge, à son entrée.

 

Au mois d’août 1979, une expédition franco-péruvienne a découvert un groupe d’Indiens sauvages, dans la forêt du Sud-Est péruvien.

Il s’agit de nomades qui ne connaissent pas le feu et se nourrissent de viande crue. Ils vivent dans une zone de forêt du département de Madre de Dios, limitrophe de la Bolivie. Ces Indiens qui mesurent plus de 2 mètres de haut sont extrêmement féroces. On pense que ce groupe  pourrait constituer une branche de la tribu des Amahuacas, qui vivent dans la province de Manu, dans le même département.

C’est en partant à la recherche de Paititi, la cité légendaire, dont on dit que les rues sont recouvertes d’or, que l’expédition a été encerclée par ces survivants de la préhistoire, peut-être les Gardiens du Seuil d’un monde interdit !


L’équipe franco-péruvienne a été récupérée de justesse par un hélicoptère…Les légendes qui courent sur ces contrées maudites ont donc une base de vérité.

Théodore Roosevelt, le premier président des Etats-Unis qui porta ce nom, avait vu de fantastiques gravures rupestres représentant le dieu Soleil. Ces pétroglyphes mesuraient deux mètres de haut. Ils étaient composés de traits de trois centimètres de profondeur. Véritables signes de piste, ils jalonnaient la voie conduisant au Caupolican, où nul Européen n’a jamais pénétré sans y laisser la vie.


Le village aérien et les intimes secrets de l’auteur

 

Jules Verne était un fervent des engins volants—aérostats, aéronefs et hélicoptères. Outre son travail d’écriture, il consacrait une grande partie de sa journée à lire les journaux et fréquentait assidûment les bibliothèques.  Membre d’une quarantaine de sociétés savantes et loin de l’image classique du visionnaire que certains lui accordent, il se définissait lui-même avant tout comme un homme d’aventure. Méthodique et curieux, Verne prenait des notes sur tout et tout le temps, se constituant une collection de milliers de fiches de lecture, de réflexions, d’articles de presse. A l’instar des membres des services spéciaux, il collectionnait et collationnait ses informations. En relisant avec des yeux neufs « Le village aérien », nous pouvons nous demander aujourd’hui, si cet écrivain étrange ne s’est pas intéressé au XIXe siècle, à ce que nous nommons aujourd’hui les Objets Volants Non Identifiés… et à ceux qui les pilotent ?  

 

Dans le deuxième chapitre de son ouvrage intitulé « Les feux mouvants », il nous décrit des lumières se manifestant sur la lisière de la forêt, en altitude au sommet des arbres---(page 20)—Georges, Roux qui illustra ce livre en 1901, nous a laissé une superbe scène illustrant ce phénomène. Elle représente un décor de forêt vierge avec au premier plan un des héros de l’aventure et monté sur le tronc d’un arbre couché le jeune Llanga, un petit garçon d’une dizaine d’année décrit ainsi : « ... de constitution robuste, intéressante et douce  physionomie, type de nègre peu accentué. Ainsi que cela se voit chez quelques tribus, il avait le teint presque clair, la chevelure blonde et non la laine crépue des noirs, le nez aquilin et non écrasé, les lèvres fines et non lippues. »

Georges Roux  a dessiné dans le ciel deux traînées lumineuses jaillissant des nuages, qui n’ont rien à voir avec les flammes d’un feu de brousses.

 

Tous les bons ufologues savent que mystérieuses apparitions célestes se déroulèrent dans la seconde moitié du XIXe siècle. Notre ami Franck Marie, de la Banque O.V.N.I. — Roussillon 31, Espéraza 11260 - Aude, en a recensé des centaines.

Ces « Flyings Boats » attirèrent l’attention de nombreux chercheurs et la presse américaine relata des cas fort troublants…

 


 

            Illustration par Christophe Villa-Mélé

 

 

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