Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 10:10



Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé


 


Le manuscrit, du futur roman de Jules Verne« Le village aérien », fut rédigé en 1896.Son titre original était « La grande forêt ». Cet ouvrage ne parut en librairie qu’en 1901 seulement.

A son habitude, l’auteur nous entraîne dans un milieu bien particulier, dont il a étudié tous les aspects, et nous met en contact avec des peuplades dont il connaît bien les mœurs. Cette grande forêt africaine, décrite par l’auteur comme étant le lieu de refuge de royaumes inconnus, est le gîte d’animaux et d’espèces nouvelles qui n’avaient pas encore été bien étudiés à son époque.


Lorsqu’il décrit les forêts de l’Oubangui, c’est en connaisseur qu’il le fait. Il donne aux peuples mystérieux qu’il cite, un air d’authenticité qui frappe l’imagination. Certains ethnologues modernes ne renient pas actuellement les thèses avancées par Jules Verne, à savoir que des peuples encore totalement inconnus se terrent et se camouflent au plus profond des profondes sylves d’Afrique et de l’Amazonie.

 

Tout au long des siècles, les hommes ont rêvé de contrées magiques.

Au Moyen-Age, les Chevaliers de la Table Ronde nous ont emmenés dans leur sillage jusqu’à l’île mystérieuse d’Avallon, la terre de l’immortalité, c’est à dire l’Agartha, le Sangri -La du Tibet.


Jules Verne n’ignorait rien des anciennes légendes qui avaient hanté nos lointains ancêtres.

Les Grecs nommèrent ce paradis  Champs-Élysées. Les Védas le désignèrent sous le vocable de Ratnasamu « La Pierre Précieuse » ou la « Montagne d’Or ».

Les Eddas scandinaves faisaient état d’une ville fabuleuse située dans la région souterraine d’Asar.

Le Livre des Morts de l’ancienne Egypte donne de l’Amenti un plan parfait.

Cet univers interdit aux profanes, c’était la ville des 7 Rois d’Idumée ou Eden de la Tradition judaïque, ou la Cité des 7 pétales de Vishnu.

Les conquistadors, se basant sur les affirmations des Mayas qui parlaient de la fabuleuse cité de Maya-Pan, organisèrent des expéditions pour la  retrouver. De là naquit la légende d’El Dorado. La cité de l’or, de la lumière…


En France, la tradition parle du pays des mystères ou Dananda.

Mais la plus mystérieuse des cités oubliées se trouverait au Mato Grosso. La « Cité Z » a donné en pâture à la forêt amazonienne la vie de dizaines d’aventuriers. 

 


L’énigme des forets hostiles

 

Verne, en rédigeant certains de ses ouvrages a plongé dans des archives historico-philosophiques, sans jamais se déconnecter de l’actualité de son époque : nous en évoquerons un de ses volets plus loin. Il n’ignorait rien de ces cités interdites que l’imagination humaine a paré de tous les mystères. Celle de Gran Moxo lui a peut-être servi de modèle.

Au début du XVII e siècle, Bario Centenera visitait à quelques kilomètres du fleuve Paraguay, la très mystérieuse cité de Gran Moxo. Les relations de voyage qu’il nous a laissées décrivent des monuments extraordinaires et, parmi eux, une colonne surmontée d’un système d’éclairage artificiel remarquablement perfectionné. Il écrit :

« Au sommet de ce pilier, à une hauteur de 7,75 m, il y avait une grande lune qui illuminait tout le lac avec éclat, en dispersant, de jour et de nuit, l’obscurité et l’ombre. »

 

C’est certainement cette ville mystérieuse que retrouva en 1967, un explorateur allemand que nous avons rencontré. Ce dernier n’hésitait pas à affirmer que Gran Moxo avait été construite sur les plans des temples de l’ancienne Egypte. Dans les rues de la cité morte, se dressaient des obélisques comme à Karnak ou à Louxor.

 

Rien ne vient étayer les affirmations de cet explorateur de l’Impossible.  Cependant un très ancien texte vient confirmer une partie de ce récit.

Il s’agit d’un manuscrit portugais du XVIIIe siècle. Il relate que le 6 mars 1743, six aventuriers, accompagnés d’une douzaine d’esclaves noirs, étaient partis à la recherche de problématiques mines d’or et de diamants, au cœur du Matto inconnu. Lourdement chargés, ils progressèrent avec lenteur  pendant des mois à travers la forêt vierge sans découvrir les gisements espérés. Après une année d’efforts surhumains, la moitié de la troupe avait succombé aux fièvres.

 

Découragés, les survivants allaient rebrousser chemin lorsqu’un soir, dans la pénombre de la jungle, une mystérieuse cité déserte, se dressa devant leurs yeux éblouis.

L’auteur donnait de la ville inconnue une description détaillée, mais les dernières pages du manuscrit avaient été volontairement arrachées. On peut supposer qu’elles comportaient les cartes et les plans permettant de retrouver la cité oubliée.


Cette impressionnante description ne pouvait être ignorée de Jules Verne, dont le goût de l’aventure et du merveilleux était sans cesse en alerte. Même s’il fut le premier à porter un regard lyrique sur le monde industriel et qu’il s’inspira dans la conception de ses ouvrages des travaux de savants réputés tel l’ académicien Joseph Bertrand ou le chimiste Henri Sainte-Claire Deville, Verne se passionna pour ce que Robert Charroux nommait  « le Mystérieux Inconnu ».

 

Percy Fawcett qui avait dévoré l’œuvre de notre grand auteur national, tenta de percer et de décoder  le manuscrit portugais du XVIIIe siècle. Il rédigea pour la Société royale de Géographie de Londres le rapport suivant que Verne n’aurait pas renié, car « Le village aérien » nous prouve que sa démarche intellectuelle ne rejetait aucune possibilité.

« La rumeur court, écrivait-il, de l’existence d’une tribu étrange dans l’intérieur du Mato Grosso. Les témoignages des faits sont faibles. J’ai cependant rencontré une demi douzaine d’hommes qui jurent avoir aperçu des Indiens blancs avec des cheveux roux. Un grand nombre de gens ont entendu parler d’eux. Il y a bien des choses curieuses cachées dans le fond des bois de l’Amazone. On entend parler de ruines et d’animaux étrangers, préhistoriques, de larges pistes qui n’ont pas encore été reconnues. Il court naturellement des fables au sujet des lieux inexplorés, mais il  ne faut pas oublier que les Pygmées d’Afrique et l’okapi ont longtemps été traités d’être légendaires.

 

La Société de géographie lui envoya les fonds nécessaires à l’organisation  d’une expédition et, peu après, il écrivait à ses confrères de la savante compagnie :

«  J’ai la certitude  que les ruines d’une cité antique plus vieille que celles de l’Egypte, se trouvent à l’intérieur du Matto-Grosso. »

 

En 1925, le colonel Percy Harrison Fawcett pensait que le sas donnant accès  à la cité interdite s’ouvrait au cœur de l’Amazonie et qu’un fleuve conduisait directement dans la région de Madre de Dios, en pleine forêt vierge, à son entrée.

 

Au mois d’août 1979, une expédition franco-péruvienne a découvert un groupe d’Indiens sauvages, dans la forêt du Sud-Est péruvien.

Il s’agit de nomades qui ne connaissent pas le feu et se nourrissent de viande crue. Ils vivent dans une zone de forêt du département de Madre de Dios, limitrophe de la Bolivie. Ces Indiens qui mesurent plus de 2 mètres de haut sont extrêmement féroces. On pense que ce groupe  pourrait constituer une branche de la tribu des Amahuacas, qui vivent dans la province de Manu, dans le même département.

C’est en partant à la recherche de Paititi, la cité légendaire, dont on dit que les rues sont recouvertes d’or, que l’expédition a été encerclée par ces survivants de la préhistoire, peut-être les Gardiens du Seuil d’un monde interdit !


L’équipe franco-péruvienne a été récupérée de justesse par un hélicoptère…Les légendes qui courent sur ces contrées maudites ont donc une base de vérité.

Théodore Roosevelt, le premier président des Etats-Unis qui porta ce nom, avait vu de fantastiques gravures rupestres représentant le dieu Soleil. Ces pétroglyphes mesuraient deux mètres de haut. Ils étaient composés de traits de trois centimètres de profondeur. Véritables signes de piste, ils jalonnaient la voie conduisant au Caupolican, où nul Européen n’a jamais pénétré sans y laisser la vie.


Le village aérien et les intimes secrets de l’auteur

 

Jules Verne était un fervent des engins volants—aérostats, aéronefs et hélicoptères. Outre son travail d’écriture, il consacrait une grande partie de sa journée à lire les journaux et fréquentait assidûment les bibliothèques.  Membre d’une quarantaine de sociétés savantes et loin de l’image classique du visionnaire que certains lui accordent, il se définissait lui-même avant tout comme un homme d’aventure. Méthodique et curieux, Verne prenait des notes sur tout et tout le temps, se constituant une collection de milliers de fiches de lecture, de réflexions, d’articles de presse. A l’instar des membres des services spéciaux, il collectionnait et collationnait ses informations. En relisant avec des yeux neufs « Le village aérien », nous pouvons nous demander aujourd’hui, si cet écrivain étrange ne s’est pas intéressé au XIXe siècle, à ce que nous nommons aujourd’hui les Objets Volants Non Identifiés… et à ceux qui les pilotent ?  

 

Dans le deuxième chapitre de son ouvrage intitulé « Les feux mouvants », il nous décrit des lumières se manifestant sur la lisière de la forêt, en altitude au sommet des arbres---(page 20)—Georges, Roux qui illustra ce livre en 1901, nous a laissé une superbe scène illustrant ce phénomène. Elle représente un décor de forêt vierge avec au premier plan un des héros de l’aventure et monté sur le tronc d’un arbre couché le jeune Llanga, un petit garçon d’une dizaine d’année décrit ainsi : « ... de constitution robuste, intéressante et douce  physionomie, type de nègre peu accentué. Ainsi que cela se voit chez quelques tribus, il avait le teint presque clair, la chevelure blonde et non la laine crépue des noirs, le nez aquilin et non écrasé, les lèvres fines et non lippues. »

Georges Roux  a dessiné dans le ciel deux traînées lumineuses jaillissant des nuages, qui n’ont rien à voir avec les flammes d’un feu de brousses.

 

Tous les bons ufologues savent que mystérieuses apparitions célestes se déroulèrent dans la seconde moitié du XIXe siècle. Notre ami Franck Marie, de la Banque O.V.N.I. — Roussillon 31, Espéraza 11260 - Aude, en a recensé des centaines.

Ces « Flyings Boats » attirèrent l’attention de nombreux chercheurs et la presse américaine relata des cas fort troublants…

 


 

            Illustration par Christophe Villa-Mélé

 

 

« Tous nos articles sont à la disposition de nos Amis. Cependant,
si vous désirez les publier, nous vous demandons

de bien vouloir en préciser la provenance ; d’avance merci. »

Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé

Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Jules Verne
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 10:49




Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé

 

 


 

« Jusqu’à ce que la douleur le lui enseigne,

L’homme ne sait vraiment pas quel trésor est l’eau. »

George Byron

 

 


Demain la soif du monde !

 

Il faut être logique et l’envisager comme probable ! Si nous ne faisons rien pour respecter notre environnement, dans moins d’un siècle nous serons obligés d’aller puiser l’eau potable dont nous avons besoin, plus profondément dans les entrailles de la terre car le fluide de vie va manquer : la pollution par les engrais chimiques utilisés dans l’agriculture, les détergents toxiques déversés sauvagement dans nos belles rivières par l’industrie moderne, les dégazages sauvages opérés par des armateurs sans scrupules en pleine mer ! Ou bien même d’anciens sites métallurgiques délaissés, dont les sols renferment des quantités inquiétantes de plomb qui peu à peu gagnent nos réservoirs de vie, les nappes phréatiques.                         Sites bien souvent au passé dérangeant et volontairement occulté par le monde de la finance.

Ignorer notre environnement est dangereux. Dès maintenant, nous pouvons constater que la sécheresse succédant aux gelées parfois tardives, compromettent de façon alarmantes les récoltes de la plupart des pays.


Un fait est certain, les réserves d’eau s’épuisent et son rationnement a déjà lieu.

Depuis plusieurs années, les spécialistes de l’approvisionnement en eau s’attendaient à une telle crise,ils regrettent qu’on ne les ait pas écoutés. Et que l’on n’ait pas suffisamment construit de barrages et de bassins pour récupérer les eaux de pluie.

L’écologie entière est perturbée. Des étangs et des marais disparaissent ; certains oiseaux migrateurs sont obligés de se détourner des routes traditionnelles à cause du manque d’eau.

La sécheresse n’est pas un mythe. Elle est là. Reste à en déterminer les causes est-ce un phénomène naturel, ou une conséquence de certains comportement humains ?


Il est devenu nécessaire également de changer les mentalités et d’inculquer des notions de civisme vis-à-vis de l’eau. N’oublions pas que nous sommes tous à la base de la dégradation de l’eau potable et cela les grosses sociétés l’ont fort bien compris et feront tout pour que cela ne change jamais, tant que le potentiel de consommateurs sera toujours le même en supermarché.

 

Dans un avenir proche, nous ne pourrons  plus consommer de fruits ou de légumes, leur niveau de toxicité atteindra des seuils trop dangereux pour la santé !… »

 

Dans sa course à la production, l’homme comme toujours relègue au second plan ce qu’il y a de plus important face aux profits : « lui-même ». Quand il n’y aura plus personnes pour acheter, à quoi va servir la surproduction ? Plutôt que  de la garder dans les frigos de la C.E.E, nous ferions mieux de la distribuer, car la précarité est inquiétante dans ce monde dit civilisé où l’on a encore besoin des « Restos du cœur » pour qu’une famille puisse tenter de survivre !

 

Va-t-on revivre le scénario du célèbre film basé sur une nouvelle de Harry HARRISON, Soleil Vert, avec Charlton HESTON et Edward G.ROBISON, où le simple fait de rester sous une douche deviendra un luxe, de trouver un vrai morceau de bœuf, une simple tomate où une feuille de salade relèvera du miracle, et se tourner vers la pire déchéance que l’humanité puisse engendrer lorsque elle ne pourra plus rien faire pousser ou produire « elle deviendra son propre producteur et consommateur ?…»

 


Histoire d’eau

 

Lorsque la terre naît, c’est la nucléosynthèse qui produit les éléments chimiques qui déterminent le stade de la chimiosynthèse : le carbone, l’hydrogène, l’oxygène et l’azote = H2o, l’eau est née, et la vie sortit de l’eau. Aujourd’hui on sait qu’elle constitue un peu plus des deux tiers du corps humain et à peu près les trois quarts d’un organisme végétal.

Les celtes lui reconnaissaient de grandes vertus et la vénéraient.

A l’époque médiévale les sources étaient protégées de constructions prévenant l’intrusion animale ou de végétaux amenés par le vent.

 

A l’époque les anciens respectaient le fluide de vie, aujourd’hui l’homme connaît-il  encore le sens du respect de l’eau ? On peut même se demander si le mot « respect » n’est pas parti avec l’eau du bain ?… il est délirant que l’on soit obligé d’acheter de l’eau  pour notre consommation personnelle ! Parce que celles de nos robinets n’est pas toujours très bonne pour la santé et qu’elle ferait mauvaise publicité pour les revendeurs de filtres à eaux. Et que « l’eau de ville » est un marché extrêmement juteux pour dont certains tirent d’énormes bénéfices! Alors qu’aujourd’hui nous possédons les moyens écologiques de recycler l’eau sans rien en perdre, « on pourrait l’économiser » à l’aide : d’oxygénateurs, de réservoirs, de dispositifs de filtrations, de récupérateurs d’eaux de pluies, d’eaux usées etc, etc…Et s’en resservir pour de multiples usages de la vie quotidienne.

 


Son symbolisme

 

Les trois significations symboliques de l’eau sont : Source de vie, purification et régénérescence. Elle est  symbole de fertilité et de pureté, elle incarne aussi les énergies inconscientes. Elle peut ravager et engloutir, elle symbolise aussi la dualité du haut et du bas : eau de pluie - eau des mers.

La première est pure, la seconde est salée. Au Vietnam l’eau est un médicament et un breuvage d’immortalité.


Chez les Aztèques, le sang humain, nécessaire à la régénération périodique du soleil, se nomme Chalchiuati, eau précieuse, c'est-à-dire le jade vert, qui renvoi à la complémentarité des couleurs  rouge : symbole fondamental du principe de vie avec sa force, sa puissance et son éclat elle est l’athanor des alchimistes, personnifiant  ainsi l’œuvre au rouge, et du vert : entre bleu et jaune le vert résulte de leurs interférences chromatiques. Mais avec le rouge, il entre dans un jeu symbolique d’alternances. Le vert est la couleur du règne végétal se réaffirmant, de ces eaux régénératrices et lustrales, auxquelles le baptême doit toute sa signification.


Selon FULCANELLI, la déesse indienne de la matière philosophale, qui naît de la mer de lait, a le corps vert, tout comme la vénus de Phidias.

 

« Le vert est couleur d’eau comme le rouge est couleur de feu. »

 

Dans la pensée des Dogons (peuple vivant sur les hauteurs du Mali) l’eau sèche et la parole sèche expriment la pensée, « la potentialité tant que sur le plan humain que divin ». Le symbole de l’eau est une force vitale qui incarne : la lumière, la parole, « le verbe générateur » dont l’avatar mythique est la spirale évocatrice de puissance et symbole de fécondité aquatique accompagnant les divinités féminines.

Par ailleurs, la spirale porte le nombre 10, elle est le cercle qui change de plan, elle rejoint le symbolisme de la roue, symbole solaire dans la plupart des traditions  figurant aussi le changement et le retour des formes de l’existence.
L’eau est toujours associée au symbolisme du chaos originel. Avant de prendre forme, le monde est imaginé comme une sorte d’océan, où toutes les potentialités sont confondues. C’est essentiellement un  principe passif et féminin.

L’eau des ablutions rituelles, l’eau baptismale nous lave des souillures de la vie et nous permet de revenir en arrière dans une sorte de pré-éxistence.

 


De la fiction a la réalité


« En spéculant dans la science fiction », on peut très bien imaginer quand l’eau potable va réellement  nous manquer, que les hommes dans leur ultime folie devront trouver une parade : réduire le tôt de natalité, réduire la durée de vie tout comme dans le film l’Age de cristal. D’interdire toute formes de cultures, les piscines municipales, la fréquentation des rivières et autres lacs, les lessives, obligeant la population de cet âpre futur à acheter des vêtements jetables, la vaisselle serait bannie, pour se nourrir on mangerait des cachets ou des barres de protéines et les parfums de saveurs seraient des odeurs factices se trouvant sur des languettes jointes dans la boite.


Attribuer pourquoi pas à individu un compte à eau fonctionnant comme un compte bancaire, voire même à ce que son salaire à la fin du mois lui soit réglé en eau, ce qui amplifierait trois fois plus de différences sociales et ne changerait rien au fait qu’il y aura toujours une minorité de privilégiés qui se gaveront, et en l’occurrence  ne seront pas concernés par ce genre de directive ! D’autre part, rien n’interdit de penser qu’avant dix ans, des guerres stratégiques éclatent dans de nombreux points du monde, avec pour objectif  d’occuper des zones de la planète riches en réserves d’eau. Déjà le Jourdain constitue un enjeu majeur au Moyen Orient !

 


Les sorciers du ciel : un nouvel ordre économique mondial base sur la guerre météorologique 

 

 Le propre d’une guerre est de bouleverser l’équilibre des forces au sein de la société internationale. Un conflit météorologique discret mais efficace se déroule peut-être au dessus  de nos têtes sans que nous en soyons actuellement conscients !

Guy Tarade a été un des premiers en France à dénoncer, dans son livre
Les Dossiers de l’Etrange (Editions Robert Laffont), les effets catastrophiques de l’arme à détraquer le temps ; lorsque cet ouvrage fut publié en 1971, peu de gens croyaient en cette réalité.

Il écrivait à l’époque :


«  Depuis la publication, voilà quelques années, par la revue militaire turque Silahli Kuvvetier Dergisi,  d’un article intitulé : «  Apparition d’une nouvelle forme de guerre : la guerre météorologique », les services de renseignement codifient toutes perturbations météo douteuses.


« Des changements de climat que, jusqu’à présent, nous pensions régis par des lois naturelles peuvent aujourd’hui être régis par « autre chose », expliquait l’auteur de l’article ; par exemple, on peut modifier les conditions climatiques en profitant des différences de température existant entre les couches troposphériques et stratosphériques de l’atmosphère, en créant un vide qui fasse s’élever l’air des zones chaudes de la troposphère et en remplissant ce vide par de l’air froid à moins 80° centésimaux  de la stratosphère. »

Le commentateur de « S.K.D. » révélait qu’un savant allemand, le Dr Telleman, prisonnier des Russes puis, évadé, assista à des expériences terrifiantes.

Au Caucase, dans une vallée profonde de trois cents mètres, une violente  tempête déchaînée artificiellement par des lancements de fusées dans les environs de la vallée, ravagea sous ses yeux toute la nature.


Ce désastre provoqué par l’électrisation des hautes couches de nuages, a fait perdre aux montagnes ce qui était jusqu’à présent leur qualité : à savoir un abri sûr.

Cinq ans plus tard, en juin 1975, ces propos ne relevaient plus de la science-fiction, mais le da science prévisionnelle, pour ne pas dire de la stratégie. Russes et Américains, réunis à Moscou se réunirent pour se mettre d’accord sur les dangers de la modification techniques de l’environnement à des fins militaires…Qu’en termes galantes ces choses étaient dites !


Cette technique porte un nom moins rassurant : celui de guerre météorologique ou guerre géophysique. Les Américains l’ont utilisée pendant plus de six ans au Vietnam. Leur méthode était simple : l’ensemencement des nuages de la mousson pour faire tomber la pluie sur les territoires occupés par le soldats du Nord, et plus principalement sur la piste Hô chi minh, avant qu’elles ne se déclenchent naturellement, et de prolonger au-delà de leur durée normale : But : provoquer des inondations capables d’emporter les ponts !           


Vaincre la sécheresse : les travaux oublies d’un chercheur Français

 

Le folklore américain, riche en chroniques et en légendes, évoque parfois ces marchands d’eau qui vendaient la pluie aux fermiers les années de sécheresse. Leur action sur les éléments reste à prouver. Plus personne ne se souvient  aujourd’hui qu’il existait au centre de recherches atmosphériques de Lannemezan (Hautes-Pyrénées), une batterie d’engins capables de provoquer la pluie artificielle, en fabriquant des nuages. Cette invention du Pr. Henri Dessens, décédé en 1971, se nommait le « Météotron ». C’est en contemplant un tableau d’Albert Dürer que le Pr. Dessens imagina sa « machine à faire pleuvoir ». L’auteur de La Mélancolie avait matérialisé sur sa toile un feu de forêt. Dans le ciel, au-dessus des bois ravagés par les flammes, l’artiste avait peint des cumulus. En formation. Henri Dessens fut frappé par ce réalisme, il se rappela avoir constaté, lors d’incendies dans les Landes, la naissance de tels nuages à la verticale des brasiers. Il imagina une immense rampe de chauffage : cent brûleurs d’une puissance totale de 600 mégawatts disposés en carré de 125 mètres de côté. Alimenté en gas-oil par une motopompe qui pulse le carburant sous pressions, le météotron engendrait en cinq ou six minutes une gigantesque colonne d’air chaud qui entraînait la formation d’un énorme cumulus. La crise du pétrole n’avait pas encore eu lieu à cette époque…


Jean Dessens, le fils de l’inventeur reprit les travaux de son père et améliora le rendement du météotron en le rendant opérationnel  en montagne, à une altitude  de  2 000 à 3 000 mètres, et en portant la puissance des brûleurs à près de  1 000 mégawatts. Lorsque le nuage est né, il ne reste plus qu’à l’ensemencer  et l’iodure d’argent catalysé.


D’après les utilisateurs, le météotron serait également apte à nettoyer l’atmosphère pollué des villes en « balayant » les poussières et les gaz stagnants au-dessus des concentrations urbaines.


L’efficacité de cet engin fut constaté et apprécié par les viticulteurs du sud-ouest de la France , qui ont des nuages d’orage menaçants, déviés de leur route et bombardé de fusées chargées d’iodure d’argent, se transformer en simples averses.

L’idée du Pr. Dessens avait séduit  les Américains, à l’époque, ils l’exploitèrent  d’une manière beaucoup plus statique et économique en Libye. Les brûleurs furent remplacés par des aires de surchauffe implantés au sol. Les résultats de cette expérience se révélèrent positifs et cette constatation nous donne à réfléchir quand aux dérèglements météorologiques constatés dans nos régions. Ces dernières pourraient fort bien être induites par une transformation des villes et des campagnes, sur le plan de l’urbanisme. 



Et demain ?

 

Au XVIe siècle, le bon François Rabelais disait déjà :

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. »

Rien n’a changé depuis cette époque lointaine où le curé de Meudon écrivait les aventures de Gargantua !

La progression de la science a amplifié nos capacités à maîtriser la nature, mais également a violer ses lois. Quelque temps avant sa mort, un poète aux mille talents, Jean Cocteau, affirmait avec sagesse : « La nature se venge de l’homme qui  de l’homme qui la corrige. »

 


Dans le domaine de l’étrange : les maitres de la pluie

 

De nombreuses chroniques révèlent des faits incroyables mais vrais !

Ainsi dit-on que les chamanes vendaient du vent aux navigateurs à voile, lorsque régnait un calme plat ! Alors que ces derniers étaient immobilisés et que les voiles pendaient lamentablement le long des mâts.

Nous l’avons vu plus haut, les hommes ont toujours rêvé de contrôler les éléments et certains chercheurs on maintenant la certitude que les Indiens d’Amérique savaient faire pleuvoir, en allumant de grands feux d’herbes sèches spécialement récoltées à cet effet (retour à l’observation du Pr. Dessens). Il s’agissait d’un ensemencement à rebours de la masse nuageuse.


L’U.S. Army reprit l’expérience à son compte, à la fin de la dernière guerre et les résultats obtenus dans ce domaine dépassèrent de loin les prévisions les plus optimistes.

L’étude des facultés détenues par certains empiriques permettrait de constater que par la pensée ; il est possible de faire pleuvoir, c'est-à-dire de jouer sur les éléments. C’est ainsi qu’après une longue période de sécheresse, le 30 juin 1965, le grand chef indien Tuscaroa surprenait les météorologistes de New York en déclanchant un orage sur la ville.

Le grand chef qui vit près des chutes du Niagara s’était rendu devant une fontaine des continents de l’exposition mondiale qui se tenait alors et s’adressant au Grand esprit, il dit « Ta-rah-ych-wa-kef », Grand Esprit qui pourvoit à nos besoins, donne-nous la pluie sur cette partie du pays. »


Puis pratiquant la magie analogique, il versa dans la fontaine un tonneau d’eau des chutes du Niagara. Une demi-heure plus tard, la pluie tombait pendant deux heures !

Le 1er mai 1971, l’Indien Comanche George Watchataker invoqua le ciel au cours d’une danse sacrée sa tribu qu’il exécutait à Pampons Beach, en Floride. Quelques minutes plus tard une pluie diluvienne tombait pendant deux heures alors qu’aucune précipitation n’était annoncée par la météo !


Une Anglaise, Mrs Doris Munday, provoque la pluie par la seule concentration de sa volonté sur une carte géographique du lieu qu’elle veut arroser. A la mi janvier 1973, elle accepta, lors d’une interview d’un reporter de la télévision, de faire pleuvoir sur Melbourne privée d’eau depuis quatre mois. Vingt-quatre heures plus tard, la ville recevait une pluie diluvienne ! A la demande su Sunday Tribune, le 20 mars 1973, Mrs Munday « inonda » Durban en Afrique du sud !


L’Eglise elle-même admet que la prière (action de la pensée) peut attirer la pluie. Le 29 août 1971, le vicariat de Rome faisait dire dans  les églises de la Ville Eternelle des prières pour demander la pluie qui se refusait à tomber depuis soixante dix sept jours. Quarante huit heures plus tard, un violent orage éclatait sur la capitale. Pendant l’été 1976, l’Eglise intervint une nouvelle fois pour leur demander d’invoquer le ciel afin qu’il pleuve. Les prières restèrent sans réponse….

 

En Provence certaines personnes semblent encore posséder ce don d’attirer les eaux célestes. Notre vieil ami Félix Gatti, qui pendant plus de 30 ans, fut le vigilant gardien de l’église templière de Saint-Michel de Gast à Roquebillière, dans la vallée de  détenait un secret lié à un tableau religieux et magique, toujours conservé dans ce saint lieu. Lorsque la sécheresse sévissait trop longtemps, il priait devant ce dernier, et quelques heures plus tard le ciel ouvrait ses vannes et la pluie tombait en abondance !

 

A Lorgues dans de département du Var, la Collégiale Saint-Martin est ornée d’une plaque commémorative rappelant qu’après une longue sécheresse de quatre mois, le 8 mai 1817, trois mille personnes allèrent en procession invoquer Sainte ROSSOLINE et obtinrent le jour même une pluie abondante.

Sainte ROSSOLINE est la « Sainte Ligne  Rouge » qui traverse ce département et non Sainte Roselyne vénérée avec ferveur à  La Colle-Roubaud depuis le XIV e siècle…

 

 

 

Illustration par Christophe Villa-Mélé

 

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Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé

 

 

Renseignements bibliographiques

 

 

Les dossiers noirs de la pollution, Guy TARADE, éditions Robert LAFFONT
collection, les énigmes de l’univers, Paris 1977.

 

Dictionnaire des symboles de Jean CHEVALIER et Alain GHEERBRANT- éditions Seghers  1969 - Robert LAFFONT, collection Bouquins – Paris 1982.

 

Dictionnaire initiatique, Hervé MASSON, éditions Pierre BELFOND

dans la collection, Sciences secrètes – Paris 1970.

 

Dictionnaire encyclopédique de l’étrange des mythes et des légendes -

Roger ANTONI - Edité par l’auteur – 2000

 

Revue Logic, recherche et culture- n° 1, l’eau un fluide de vie et de mort par
Roger ANTONI  Editions Alixe - automne 1997.         


Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Société
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 16:29



Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé




"Vous êtes les sel de la terre"

Matthieu 5, 13,16

Le sermon sur la Montagne


 

Indispensable à la vie le sel a toujours été une denrée précieuse. Connu sous le terme chimique de chlorure de sodium, il maintient l’eau à dans notre organisme, l’intérieur de nos cellules.


Il existe deux sources principales de sel: le sel de mer (sel nativus) et le sel gemme (sel facticius), élément fossile provenant de l’évaporation des mers anciennes. Le sel fait parti de notre quotidien il permet de mettre en valeur nos plats cuisinés il est aujourd’hui une banalité pour le quotidien de tous. Il n’est donc pas un véniel aliment car  indispensable à la vie on le retrouve dans de nombreux mets. Depuis toujours, il a servi à la conservation poissons et des viandes. Comme on s'en doute   depuis des siècles, il a suscité un commerce universel. Le sel est une nécessité biologique et vitale…



Remontons le temps


Les premières formes d'exploitation du sel sont apparues au paléolithique. Il assurait l'équilibre minéral. Très tôt,  "les Saliens" du delta du Rhône surent l'exploiter et en firent le fruit d'un commerce fructueux, marqué par des échanges avec l'Orient. On retrouve encore actuellement en Provence et notamment dans les Alpes-Maritimes les routes et les sentiers empruntés par les caravaniers du sel. (Les routes du sel)   

L'histoire nous apprend que le  « Natron » (carbonate de sodium)  fut utilisé dans  la  dans l’ancienne Egypte pour les besoins de la momification.   

Des archéologues ont mis à jour à plus de 9m de profondeur dans les sources des dans la commune de  Moriez,  (Morierus) --- Alpes de Haute Provence--- des puits citerne constitués des structures  de bois enfoncées à la verticale accompagnées de reste d'un clayonnage. Elle était destinée à recueillir l'eau salée au milieu des alluvions. Les structures (baguettes de bois) devaient éviter le comblement de la source en contenant les alluvions. Plus tard, le sel marin ne tardera pas à être employé pour le salage ou le saumurage des poissons.

Les soldats et les officiers de Rome recevaient pour salaire (la regal),  c'est-à-dire une quantité de sel qui sera ultérieurement remplacée par une somme d'argent d'où l’étymologie du mot salaire.         
Lors de travaux côtier ou de grandes marées, des vestiges de fours à sel sont apparus sur la côte bretonne et morbihannaise.

       

La chine ancienne


Dans l'antique Chine, certains affirment, que l’ancestral usage du sel remonte à,
6 000 ans avant J.C. Dans la province du Shanxi, au  lac salé Yancheng qui s'étend sur 132 km2  le sel est extrait depuis des temps immémoriaux. De nombreux témoignages archéologiques, de l'exploitation de ce dernier, datent de 2 000 ans avant J.C. Les preuves en ont été fournies  dans les ruines de Zhongba situées dans la ville de Chongqing .Cette découverte a fait apparaitre que la salaison de poissons et de mammifères existait à cet endroit entre 2500 et 200 ans avant notre ère.  .

D’anciens documents, de l'Empire du Milieu, attestent que les prérogatives du sel et du fer furent l'essentiel des revenus de l'Etat. Ils restèrent importants pour ses finances jusqu'au 20ème siècle.


 

Tristes anecdotes


Il existait au Moyen-âge, des lois hollandaises qui  condamnaient les prisonniers   être enfermés avec une nourriture sans sel, ce qui les conduisaient à d'affreuses souffrances et à la mort.  

Au sein du royaume de France, de nombreuses taxes touchaient le sel : droits de transport, dîmes et droits seigneuriaux, ces taxes sous forme d’impôts étaient également perçues par les ecclésiastiques. A la suite de fraudes, il fut Instauré en Italie, à Florence et à Venise la « Taxa Boccara » ou impôt de bouche.  En Provence,   Charles d’Anjou, en 1255, naquit « l’Ecrit de la Gabelle ».

    
La Gabelle fut  l'impôt le plus impopulaire de l'ancien régime : le sel ne pouvait être acheté qu'à des magasins d'état à un taux abusif. Il existait de profondes disparités entre les territoires : pays de grande et de petite gabelle, pays de salines, provinces exemptées…etc…


          
L'impôt était récolté par la ferme générale, reformée par Sully, puis par Colbert.
La Gabelle était tellement mal vu, qu'il subsistait une contrebande conduite par des faux-Saulnier, et une police chargée de la répression, dont les agents étaient surnommés les Gabelous, ce terme familier désigna très longtemps  les douaniers de nos jours, l'abolition des frontières a fait disparaître ce péjoratif.

La Gabelle fut abolie par la Révolution Française sur les conseils de Necker.

 


La magie du sel


Nous connaissons tous les superstitions attachées au sel. Renverser une salière porterait malheur. Pour conjurer le sort, il faut en jeter trois pincées derrière son épaule gauche…

Craignant les sorts, beaucoup de personnes protègent encore leur demeure avec des petits sacs de sel, répartis dans différentes pièces. Ces coutumes, jugées parfois naïves ou crédules, sont peut-être la survivance d'un savoir ancien dont nous avons perdu le souvenir. Souvenons nous que de nombreux temples qui firent la gloire de l'ancienne Egypte ont été édifiés à la verticale d'importants dépôts de sel gemme.


Cette situation s'avère aujourd'hui catastrophique. En effet, le Nil qui s'est creusé un second lit, en s'infiltrant sous le Haut Barrage d'Assouan, voit ses eaux remonter par pérennité en surface. Les terres deviennent stériles totalement brûlées et ne produisent plus. Nous avons vu à 602 kilomètres d'Assouan, les murs du temple de Kom-Ombo, infiltrés par les eaux du fleuve ruisselant de sel. Louqsor, Karnak et la vallée des Rois sont menacés, peut-être condamnés avant un demi- siècle !

 

Notre ami Robert Charroux affirmait  que le chlorure de sodium vibrait comme le quartz. Cette propriété lui faisait capter les pulsations de la planète. Curieusement, en Autriche, au cours des siècles, le sous-sol de la vallée de l'Inn a été percé, foré, taraudé, dans le but d'extraire le précieux sel aux pouvoirs multiples. Hall et Salzbourg  doivent leur toponymie au sel. Les superbes édifices religieux qui foisonnent au Tyrol ont été eux aussi édifiés sur des sites dont le sous-sol regorge de sel gemme !



Le sel et la vengeance des hommes


Dans sa Lettre à Henri Second, Nostradamus écrivait :

 

«  Et ne seront de leurs assaillemens vains, et au lieu que jadis fut l’habitation  d’Abraham  sera assaillie par personnes qui auront en vénération  les jovialistes, et icelle cité d’ACHEM sera environnée et assaillie  de toutes parts en très grandes puissances de gens d’armes. »

 

Achem se nomme également Sichem. Autrefois, c’était un petit puits, où Abraham conduisait ses brebis se désaltérer. Maintenant, cette ville porte un autre nom  qui résonne fortement aux oreilles de ceux qui suivent, avec une attention compréhensible, les événements qui se déroulent sur la terre d’Israël. Il s’agit de NAPLOUSE, la capitale arabe de la Cisjordanie, l’ancienne capitale de la Palestine, qui au cours des siècles a connu de véritables scènes d’horreurs et de désolations.


A maintes reprises la ville fut prise et reprise par de multiples assaillants. Ces derniers maudirent cette cité, et pour en interdire l'accès aux hommes, ils répandirent dans les champs cultivables qui l'environnent d'énormes quantités de sel, stérilisant ainsi les terres fertiles. Comme les langues d'Ésope, le sel peut être la meilleure et la pire des choses !

 

 

 

Illustration par Christophe Villa-Mélé

 

 


« Tous nos articles sont à la disposition de nos Amis. Cependant,

si vous désirez les publier, nous vous demandons
de bien vouloir en préciser la provenance ; d’avance merci. »

Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé

 

 

 

Bibliographie :


Le sel en Egypte : Les Dossiers Noirs de la Pollution--Guy Tarade--Editions Robert Laffont.

Le sel en Autriche : Les Derniers Gardiens du Graal--Guy Tarade--Editions Dervy

 

 

Webographie :


http://www.canalacademie.com/Le-sel-un-aliment-indispensable-De.html

http://dagr.univtlse2.fr/sdx/dagr/feuilleter.xsp?tome=4&partie=2&numPage=205&nomEntree=SAL&vue=texte

http://culture.blog.mongenie.com

http://www.chine-informations.com/guide/chine-histoire-du-sel_3056.html

http://pagesperso-orange.fr/echel/essai_presentation/histoire_du_sel.html

 

 

Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Mystérieux inconnu
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 15:38



Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé



 

Giono l’enchanteur a mis sous son charme tous les visiteurs qui arpentent les collines couvertes d’oliviers de Manosque. Cette petite ville florissante, jadis place forte d’une certaine importance a su garder toute sa  séduction. La Vierge Noire des Gitans, Notre-Dame du Roumigier veille toujours sur cette cité qui lui est chère. De ses murailles du XIVe siècle, la cité n’a gardé que deux portes, la porte Saunerie et la porte Soubeyran. Toutes les deux nous conduisent directement sur la route qui glisse vers le Rhône, en direction d’Avignon.

Les remparts d’Avignon conservent au coeur de leurs vieilles pierres des signes de compagnonnage sont les symboles figuraient déjà sur les murs des temples de la Vallée du Nil.


Vers 1815,1820, un petit garçon venait souvent méditer devant ces signes étranges qui donnaient à la matière minérale, comme une identité, une noblesse immortelle. Il se nommait Agricol Perdiguier, les Enfants de Salomon le nommèrent  Avignonnais la Vertu.  Sa statue ( bien modeste ) se dresse aujourd’hui dans la cité des papes, témoignant le relief qu’il apporta à sa vie et de la grandeur de ses sentiments humanistes vis à vis de ses semblables.

Agricol Perdigier nous a laissé un slogan :

 

“ Que tous les Nobles-Coeurs s’unissent,

le Règne d’Amour est prochain !  “

 

Lorsque vous passerez en en Avignon, n’oubliez pas d’aller saluer le bronze d’Avignonnais la Vertu, ce père du Compagnonnage moderne, qui prêchait la conjonction de l’esprit et des mains, cette pure synthèse de la pensée et de l’action !

 

Derrière sa ligne de protection, la Cité des papes a su conserver malgré le modernisme, sa merveilleuse beauté primitive.

“ Acque, condunt urbes “

“ Ce sont les eaux qui créent les villes, disait Pline.          
Dans l’antiquité, les fleuves et les rivières déterminaient le choix des sites urbains.

                                   

À l’époque où la civilisation grecque s’épanouissait à Marseille et sur de nombreux comptoirs commerciaux du littorale méditerranéen , le Rhône portait le nom de Rôdanos ( la rose ! ).

Dans les temps anciens, la rose fut honorée par les dieux et les héros. Elle ornait le bouclier d’Achille, le casque d'Hector, d’Enée et l’écu des chevaliers du Moyen Age.

Le Rhône, le fleuve de la Rose, était connu des prêtres égyptiens qui le signalaient comme une voie allant vers l’océan d’Hyperborée. De la Méditerranée  à Lyon, de nombreuses découvertes archéologiques ont prouvé cette réalité.

Dans le centre de la ville, des fouilles effectuée pour la fondation du parking souterrain qui s’étire devant l’Hôtel des Monnaies, révélèrent l’existence dune ville néolithique qui, aux premières estimations aurait abritée 40 000 âmes !

Le site d’Avignon a été occupé depuis la plus haute antiquité.


Des prospections archéologiques ont démontré récemment que, deux mille ans avant notre ère, des populations chalcolitiques s’étaient fixées sur l’oppidium du Rocher des Doms et sur les bords du Rhône, à l’emplacement de l’ancien quartier de la Balance.

Lorsque pour des raisons de salubrité et de modernisme, on rasa  cette partie de la ville, grande fut la surprise des archéologues quand on les informa, que les travaux de terrassements avaient permis de retrouver, profondément enfouies dans le sol, des statuettes d’Isis et d’Osiris !


 

LE BIJOU ET SON ÉCRIN

 

Le joyau d’Avignon était autrefois son palais des papes. Nous avons une idée de ce qu’était ce superbe édifice, en admirant dans l’église de Saint-Maximin ( Var ), le panneau d’un retable représentant Jésus devant Pilate. Cette oeuvre datant du XVIe siècle offre la plus ancienne vue de la célèbre construction.

L’Hôtel des monnaies, construit en 1619, dont la façade est une véritable fresque alchimique, nous prouve que c’est en Avignon que le PHÉNIX doit toujours renaître de ses cendres pour annoncer la victoire de la Lumière.  

   

Le nom même d’Avignon vient, nous le savons, d’AVENICA : AD VENICIO, c’est à dire VENISE ou VENICE : soit Phenice ou Phenix !

L’édifice est signé par le pape Paul V Borghèse. Ce “ pontife “ prouvait dans l’architecture son attachement à l’ancienne chymie sacrée, que pratiquèrent les grands noms de l’Église.       

 

Le Phénix apparaît dans les sculptures et il est curieux de constater que LE BAUME DE VENISE, ce vin blanc qui coule dans la bouche comme le nectar des dieux, prouve lui aussi les sources de la toponymie locale.

 


LES PAPES

 

C’est le séjour des Papes au XIVe siècle qui a fait d’Avignon une ville unique par l’importance de ses monuments et l’éclat de son renom.

Leur présence dans les murs de la ville commence ainsi:

Clément V, archevêque de Bordeaux, avait été élu à Pérouse en 1305 et couronné à Lyon en présence du Roi Philippe le Bel. Redoutant  l’insécurité de l’Italie et les dures conditions dans lesquelles il aurait à régner à Rome, en bon politicien, il choisit Avignon comme résidence au printemps 1309.


Manoeuvré par Philippe le Bel, Clément V mit fin à l’Ordre du Temple, après un procès inique.

Du haut de son bûcher, Jacques de Molay lança l’anathème divin contre le compères. Un an plus tard, ils avaient quitté pour toujours notre plan matériel...

Sept papes se sont installés en Avignon sous le règne des Rois Angevins, de 1305 à 1376 :


Clément V ( 1305-1314 )

Jean XXII   ( 1316-1334 )

Benoît XII   ( 1335-1342 )

Clément VI ( 1342-1352 )

Innocent VI ( 1352-1362 )

Grégoire XI ( 1370-1378 )

Urbain V      (1362-1370 )

 

Les portraits de ces prélats sont accrochés dans une salle du palais des papes. Le visiteur aux yeux d’inquisiteur fera une étonnante découverte en les contemplant. En effet, réalisés après coup, c’est le même modèle qui posa pour l’artiste, qui les réalisa.

Malgré certaines postiches et des habits variés, le subterfuge est apparent.

Le pontifes qui a le plus marqué son époque fut Jean XXII. Partisan des Templiers et leur fidèle défenseur dans les conciles, Jacques d’Eusse avait peut-être recueilli auprès d’eux les connaissances secrètes, qu’il est historiquement difficile de lui contester. À moins qu’il ne les eût acquises au contact d’Arnaud de Villeneuve et de Raymond Lulle, pendant ses séjours à Montpellier et à Paris, alors que la science hermétique florissait dans ces universités à l’égal de la médecine et du droit canon.


Le moine cordelier François Pagi nous parle du fameux et fantastique trésor de Jean XXII. Ce pape laissa derrière lui, dans les caves de son palais d’Avignon, exactement 18  000 000 de florins d’or en monnaie frappée et valeur 7 000 000 de pierres précieuse, des vases d’église, ainsi que des objets sacrés et du mobilier.

Eugène Canseliet assurait que Jean XXII possédait deux cents quintaux d’or ! Ce qui faisait 20 000 livres anciennes...
Le disciple de Fulcanelli avait été frappé par la devise que saint Malachie avait choisie pour ce pape: DE SUTORE OSSO : DU SAVETIER D’OSSA ! Pour lui la substitution d’un voyelle  était si latente qu’on pouvait traduire immédiatement par :


DE SATORE OSSEO

DU SEMEUR D’OSSA


Selon le disciple de Fulcanelli, la portée philosophique de ce vocable  est grande. Sator figure dans le carré magique et désigne L’ARTISAN--LE PÈRE--LE CRÉATEUR.

Le pape Jean XXII mourut en Avignon le 4 décembre 1334. Il avait 90 ans. On l’inhuma dans un superbe tombeau, dans une chapelle jouxtant la sacristie.

Hélas, le vandalisme révolutionnaire, qui se déchaîna furieusement sur la cathédrale avignonnaise, n’a laissé, de la sépulture, que le vestige délabré permettant toutefois d’en imaginer toute l’ancienne splendeur.


En 1793, le monument ne se trouvait déjà plus à sa place primitive, puisque le Seigneur Archevêque avait ordonné en 1749, son déplacement avec ouverture préalable du sarcophage.

Un procès-verbal dressé à l’époque abonde de précisions sur cette cérémonie. On peut toujours le consulter, chez le lointain successeur de maître Poncet qui enregistra l’acte, le 8 mars 1759.

On sait que le corps était enveloppé dans une forte toile entouré de cordes de long et par le travers.


Le chanoine Molière retira du doigt de l’illustre défunt, une lourde bague en or pur retenant une grosse émeraude “ dont le brillant était entièrement obscurci par le baume et les autres ingrédients qui avaient servi à embaumer le corps.”
Le dernier alchimiste, vivant actuellement dans la cité des Papes, prétend que cette pierre n’était pas naturelle ! L’émeraude, silicate double d’alumine et de glucinium n’aurait pas souffert des aromates divers utilisés pour l’embaumement.

 

Il ne fait aucun doute pour lui, que c’est  “ l’émeraude des philosophes  “ que le pape alchimiste avait voulu conserver dans la paix du tombeau.

Tout au cours de l’histoire Avignon a joué un grand rôle occulte dans la vie de la Provence. La ville fut un symbole de tolérance, dans les périodes les plus troublées. Les Juifs et les Gitans souvent frappés par l’ignorance et l’ostracisme des hommes, trouvèrent refuge entre ses murs. Ils jouissaient là d’un asile sûr et d’une certaine compréhension.

On peut  penser que ce sont les influences cosmo-telluriques, dont les papes, qui s’installèrent sur ce site, avaient la connaissance, héritage des prêtres de l’ancienne Egypte. En un mot, la cité était  “ chargée “  !

 

Avignon est une ville que l’on ne découvre pas dans un guide, mais que l’on apprend dans la pierre.

Partout dans cette capitale du soleil, des monuments portent l’emprunte d’un savoir caché, d’un héritage légué par un collège d’initiés.

Si l’on en croit certaine prophéties, la ville devrait retrouver sa gloire perdue, en recevant dans les prochaines années, un Pontife qui abandonnera  Rome sous la poussée des masses populaires. Nostradamus y est pour quelque chose...Ne tirons pas de chèque en blanc sur le futur, mais souvenons-nous que le Rhône était le fleuve de la Rose, et qu’en Avignon, une cérémonie très secrète se déroulait le dimanche du Lactare, au Palais des Papes : LA REMISE DE LA ROSE D’OR.


Au Musée du Louvre, on peut encore voir celle offerte par Clément V au Prince-Évêque de Bale. Elle mesure 0,60m et pèse 305 grammes. Le bijou est en or fin. Or en réalité, cette rose est une églantine à cinq pétales, une image du pentalpha !

 


VILLENEUVE-LES-AVIGNON

 

Franchissons le Rhône, Villeneuve nous attend et nous accueille. Le Fort Saint-André, une ancienne chartreuse nous ouvre largement ses portes, c’est aujourd’hui un centre culturel. Pressons le pas vers l’hospice, Enguerrand Quarton nous invite à contempler LE COURONNEMENT DE LA VIERGE, son oeuvre maîtresse, un témoignage exceptionnel d’une époque où le mot art avait encore un sens très précis.

La fixation des papes en Avignon provoqua une fermentation intellectuelle et artistique qui marqua toute l’époque d’une pierre blanche. Leur départ provoqua un effondrement des valeurs, qui prit l’allure d’une véritable catastrophe.

      

Lorsque Grégoire XI décida de regagner  Rome, en 1377, le coup fut terrible pour la cité.
Le début du XVe siècle vit l’Europe se déchirer, ne laissant que peu de place aux peintres, comme à tous les créateurs. Enguerrand Quarton dut subir son époque et s’initier dans les ateliers d’artistes au goût de son temps. Calquant son art sur le style des enlumineurs français et les grands peintres flamands.

À Aix-en-Provence, il rencontre Barthélemy d’Eyck, un maître enlumineur au service du Roi René, souverain qui se plaît à évoluer au milieu d’une cour d’artistes et de savants. Enguerrand arriva en Provence avec de nombreuses références qui lui ouvrirent de nombreuses portes.

En 1446, alors qu’il réside à Arles, il se voit confier la réalisation d’un retable de l’église de Tarascon.


Un an plus tard, on le retrouve en Avignon, où il signe un contrat pour sept oeuvres. Le 24 avril 1453, l’artiste se voit confier la réalisation de LA VIERGE DU COURONNEMENT, une toile qui par la suite devait porter bien d’autres noms : “ Jugement Dernier “---” Sainte Trinité “---” Triomphe de la Vierge “---” Église Catholique “---et encore “ Divine Comédie “.

Le tableau dont l’inspiration fut sans doute  puisée dans l’imagerie populaire des cathédrale, est divisé en trois plans superposés. Le Paradis, la Terre, l’Enfer et le Purgatoire se partagent suivant des proportions étudiées.

La Vierge personnage central de l’oeuvre resplendit de toute sa beauté. Son visage est d’une pureté toute féminine, il éclaire, il rayonne.

La composition s’appuie sur une symétrie voulue dans laquelle le symbolisme se dissimule sous la forme.


Le commanditaire de cette pure merveille se nommait Jean de Montagnac, un chanoine de l’église Saint-Agricol, très lié aux chartreux, dont il vénérait la spiritualité. IL semble que ce soit ce derniers qui aient donné à Quarton des directives précises pour réaliser ce retable.

Illustrant la citation de la Genèse :

“ Dieu créa l’homme à son image “ , l’artiste a représenté le Père et le Fils, assis sur un trône, avec le même visage. Tous deux posent une main sur la couronne de la Vierge, que coiffe une colombe. L’extrémité de chaque aile touche les lèvres du Père et du Fils. Ainsi le Couronnement de la Vierge est-il l’oeuvre commune et indifférenciée de la Sainte-Trinité portée par le Verbe.

De chaque côté de la scène centrale, la vision du paradis se déploie, avec les élus classés dans un ordre liturgique.

                                  
Rome avec l’église Sainte-Croix de Jérusalem figurent sans souci de ressemblance, comme soudées l’une à l’autre. Au centre du retable, le Mont des Oliviers se reconnaît au calvaire qui sert de trait d’union entre le Paradis et la Terre.

Comme aux tympans de nos chefs-d’oeuvre gothiques, l’Enfer et le Purgatoire nous offrent leurs scènes hallucinantes.


Mais il y a bien plus encore sur ce tableau remarquable redécouvert en 1834 par Prosper Mérimée, alors inspecteur général des monuments historiques, à l’hôpital-hospice de Villeneuve. Nous laisserons au curieux et aux amateurs de  “ mystérieux-inconnu “, le soin de l’analyser.

 

 

 

 

Illustration par Christiophe Villa-Mélé

 

 

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Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé

 

Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Symbolisme
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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 18:10



Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé

 

 


Une « Capsule du Temps » abrite-t-elle dans le Razès, le trésor d’Alaric ? C’est une question que l’on peut se poser, en reprenant l’histoire des Wisigoths.

Pline l’Ancien nous affirme dans ses écrits que les Wisigoths sont originaires d’une région à l’ouest de la mer Baltique.


Au IV e siècle, ils sont convertis par Ufilas ou Wulfila à l’arianisme, consacré évêque des Goths en 341.Piétinant au-delà du Danube, ils cherchent, poussés par d’autres peuples à traverser ce fleuve dont les Romains ont fait une frontière inviolable.

Cependant, pour faire face à ses ennemis, l’empereur Théodose passe un contrat avec les Wisigoths et embauche le roi Alaric et ses soldats comme mercenaires. Ce traité étant un peu boiteux, Alaric s’estime mal récompensé par Théodose, il se révolte et, pour se venger, prend Rome et la met au pillage en 410. En prime, il emporte comme prisonnière Galla Placidia, fille de l’empereur. A partir delà, les Wisigoths entament leur migration vers l’Ouest.

Leur aventure est assez surprenante. C’est un peuple entier qui se déplace avec femmes, enfants, domestiques, esclaves, chariots, armes et bagages ; quand ils arrivent en Aquitaine en 418, on les estime à 100 000 dont 10 à 20 000 guerriers. Ils y resteront 90 ans, ayant occupé Narbonne et Carcassonne. Cette dernière ville soumise en 413 les chassera l’année suivante.


405 marque l’arrivée des Suèves, des Vandales, des Alains qui se ruent sur la Gaule. Constantin II les expédie en Espagne qu’ils envahissent en 409. Téléguidés par les Romains, les Wisigoths avec Athauf à leur tête, prennent pied en Espagne et poussent le Suèves vers le Nord-ouest, puis harcèlent les Vandales jusqu’en Afrique. En 456, les Suèves s’avérant insubordonnés, les Wisigoths les battent à Astorga et les obligent à se retirer en Galice.

En 462, Narbonne et la Septimanie leur reviennent.

 

Quelques années plus tard, à l’occasion d’autres invasions, va naître l’énigme du Trésor d’Alaric.

L’historien Guillaume Besse écrivait  au XVII e siècle : « Alaric le Grand eut peur que le trésor du Temple de Salomon (que les Wisigoths avaient volé à Rome) soit pillé par les Huns, il fit alors édifier  les murailles de Carcassonne. Il fit bâtir une tour appelé La Tour du Trésor, pour mettre toutes ces précieuses valeurs en sécurité. »   

Besse prétend également qu’on en jeta la majeure partie dans le grand puits de la ville au moment où l’invasion des Huns  était trop proche. Nul n’ignore aujourd’hui que de vastes souterrains s’étirent sous la ville.

 

Dom de Vic et Dom Valette auteurs de l’Histoire du Languedoc, nous confient : « Jugeant qu’ils ne pouvaient pas conserver la ville de Toulouse menacée par les armées de Clovis, les Wisigoths prirent le parti de transporter les trésors d’Alaric dans la cité de Carcassonne. » Mais Procope et Grégoire de Tours ne sont pas d’accord sur l’enlèvement du trésor  des Wisigoths (donc du temple de Salomon) par Clovis. Procope nous affirme que la totalité des biens arriva dans la vieille citée. Grégoire de Tours prétend au contraire que Clovis enleva de Toulouse TOUS les trésors d’Alaric, donc aussi probablement l’Arche d’Alliance.

 

Faisons un bond dans le temps. C’est vers 1 000 avant J.C. que David devint le chef de la tribu de Juda qu’il érigea en royaume. Il jetât son dévolu sur la ville cananéenne établie sur une colline dominant deux vallées. Cette ville était Jébu, qui deviendra Jérusalem. Elle était consacrée à la divinité locale : Salem.

Quand David prit la possession de Jébu, il plaça au sommet de la cité le sanctuaire portatif des tribus nomades : l’Arche d’Alliance, le palladium de la nation juive.

Cette arche se trouvait depuis des années dans un village voisin, Baala. Sans vouloir épiloguer, nous sommes quand même surpris par la toponymie du lieu qui évoque pour nous Baal, Balan, Balaam ! Jouant avec subtilité de la cabale phonétique certains veulent voir dans le nom même de Carcassonne une allusion à l’Arche sainte. 

 

Carca voilerait le mort arca… alors que Cassonne (casone) désignerait le coffre en italien. Reconnaissons que cette explication est un peu tirée par les cheveux, même si les Mérovingiens les avaient très longs.

Carcassonne = le Coffre de l’Arche. Nous pensons que si Clovis après avoir trucidé Alaric II, s’était emparé de cet objet sacré, des archives en porteraient trace.

L’écrivain Procopius (Procope) évoque dans son  Histoire des Guerres l’envahisseur emportant  les trésors de Salomon, roi des Hébreux, et les nombreux joyaux qui le composaient. Ce trésor du Temple de Jérusalem, passant successivement entre les mains des Romains, puis dans celles des Wisigoths, aurait été récupéré par Clovis à Toulouse comme le laisse entendre Grégoire de Tours. IL n’aurait alors fait que reprendre son bien. Il n’aurait alors fait que reprendre son bien, puisque ce coffre magique faisait partie intégrante de la nation juive, dont il était un lointain descendant.  

Rêvons un peu

 

Les spécialistes de Rennes-le-Château se sont longuement penchés sur le chemin de croix qui orne l’église. Chaque station est illustrée par une scène symbolique et hermétique, dont les images se rapporteraient à l’histoire codée du pactole du Razès. Soyons prudents et remontons le temps pour mieux cibler notre enquête.

En l’an 71 de notre ère. Jérusalem n’était plus qu’un amas de ruines…la victoire de l’empereur Vespasien (celui qui créa un impôt sur les urinoirs) et son fils Titus fut célébrée à Rome et on y fit défiler les légions portant les trésors enlevés au Temple : la grande ménorah, les trompettes en argent et les tentures qui avaient couvert l’entrée du Saint des Saints. Le Temple de Jérusalem après avoir été pillé  et livré aux flammes était totalement détruit, tandis que la population de la ville était en partie massacrée, enlevée, ou en fuite. Mais ce n’est pas encore l’acte final de la grande tragédie juive. Il y eut une révolte des Juifs sous Hadrien en 132 dont la répression fut d’une grande cruauté. Les juifs qui survécurent à ce massacre  furent exilés ou vendus  comme esclaves. D’autres furent écorchés vifs et brûlés à petit feu par les Romains.

 

Après la destruction finale du Temple commence l’éparpillement du peuple juif et la diaspora. C’est sans doute de cette époque que l’on peut dater le départ de ces tribus qui deviendront les futurs Mérovingiens issus de la terre d’Israël. Alexandre le Grand leur permit de s’installer en Egypte, d’autres furent envoyés à Rome, certains allèrent en Perse. A compter du moment où ils obtinrent la permission de quitter Babylone, on retrouve les Juifs partout : en France, en Italie, en Allemagne, en Grèce, etc.

 

Les premiers rois Mérovingiens avaient dit-on des pouvoirs surnaturels. A l’instar de Balaam, le grand magicien hébreu, ils pratiquaient les sciences dites occultes. Ces souverains étaient sans doute plus thaumaturges que sorciers, car ils possédaient le pouvoir miraculeux de guérir par l’imposition des mains. Ce don fut aussi l’apanage des rois de France. Les rois Mérovingiens portaient de longues robes richement brodées, ornées de glands suspendus. Certaines chroniques rapportent que ces glands avaient des vertus curatives. Vrai où faux, on prétend que le très sulfureux Bérenger Saunière, le curé de Rennes le Château, fut enterré, revêtu d’une robe à glands. Tous les habitants du village vinrent couper ces précieux fruits symboliques, avant son inhumation. Curieusement, on retrouve dans les Ardennes un village nommé Balaam. Cette toponymie n’est pas sans évoquer pour nous Balaam, le prophète qui fut envoyé en ambassadeur auprès du roi  Balaq le Moabite, par Moïse. Souvenons-nous que Moïse traite même Balaam de sage méconnu. Il estime qu’il est bien plus qu’un simple magicien ou jeteur de sort. Le prophète dit de Balaam : « Nous avons les mêmes origines par Jacob et tu tiens la science de tes pères. » Moïse précise même : « Je veux te faire jouer le rôle de prophète visionnaire: tu feras part à Balaq des visions que tu reçois du nouveau dieu qui s’appelle Yahvé. » Balaam avait une réputation de magicien élogieusement répandue dans tous les territoires de cette partie  du monde. Le petit village ardennais a porté hors des siècles le souvenir de cet extraordinaire personnage.

Les premiers rois de France avaient, dit-on des dons de clairvoyance et de communication extra sensorielles avec les animaux et les forces de la nature. Ils portaient sur eux une marque de naissance distinctive qui révélait leur origine sacrée et permettait de les identifier immédiatement. C’était une croix rouge située sur le cœur. Ce symbole rappelle bizarrement la croix rouge arborée par les Templiers sur leur robe blanche.


La quête des trésors perdus

 

De nombreux chercheurs de magots confondent souvent Alaric I er et Alaric II. Cependant tous les amoureux de l’Histoire savent que ces rois Wisigoths ont dissimulé des trésors fabuleux, demeurés introuvables ; Alaric I er qui régna de 396 à 410, ravagea l’Empire d’Orient, envahit l’Italie et pilla Rome; s’emparant des richesses du temple de Salomon qui demeuraient cachés dans la ville aux sept collines. Ce roi trouva la mort en assiégeant la ville de Cazena en Calabre en 412. Certains chroniqueurs prétendent que les Goths détenaient de fabuleux ornements sacrés qui décoraient le Temple de Yahvé, comme nous l’avons dit plus haut. Ils détournèrent de son lit le fleuve Busento, puis creusèrent son ancien lit de profondes galeries architecturées au sein desquelles furent déposés le sarcophage de pierre d’Alaric I er et une colossale montagne d’objets précieux. Dans un second temps, ils ramenèrent les eaux du fleuve dans son lit primitif. Afin que l’emplacement exact de cette étrange sépulture resta ignoré, ils massacrèrent tous les fossoyeurs.

 

Une autre version prétend que les fabuleuses richesses d’Alaric I er passèrent entre les mains d’Alaric II. Cette dernière fait état de l’une des plus prestigieuses tombes  royale qui se trouverait sur le sol de France, dans le Poitou pour être plus précis. Alaric fut tué par Clovis en 507, lors de la bataille de Voglade, c'est-à-dire Vouillé. C’est à cette occasion que le roi des francs aurait subtilisé les trésors du Temple de Jérusalem. Les archéologues et pas seulement eux, tentent depuis fort longtemps de retrouver la tombe du vaincu aux environ du camp des Wisigoths. Là encore, on assure que ses soldats l’auraient enterré dans une île du Clain, un affluent de la Vienne long de 125 kilomètres. Des recherches ont été effectuées entre Iteul et Andilles, sans résultat. 

Revenons donc à la case départ, c'est-à-dire le Razès.

Le dépôt sacré, qui s’y trouve, pourrait fort bien être l’Arche d’Alliance !

Qu’est devenue l’arche d’alliance ?

 

Rennes-le-Château et sa région ont engendré bien des légendes. Certaines ne sont que des phantasmes, d’autres semblent s’appuyer sur des éléments réels et vérifiables. De nombreux témoins affirment, que des agents du célèbre Mossad israélien, auraient enquêté sur la présence de l’Arche d’Alliance dans le Razès.

En relisant Gaston Leroux et en particulier son roman Le Fauteuil hanté, on serait tenté de voir dans la boîte qui marche que décrit l’auteur, le Tabernacle sacré, dont la présence fut permanente auprès des Hébreux, tout au cours de leur longue marche dans le désert, en direction de Canaan.

En creusant le Pentateuque de nombreuses questions se posent à nous, lorsque nous analysons ce récit biblique. On y découvre Jéhovah en ingénieur céleste, confier à Moïse, contremaître consciencieux au service de l’Eternel et de la nation juive, la mission de construire un émetteur récepteur d’une puissance terrifiante. Voilà une image biblique rassurante. Mais que diable, lorsque l’on est un dieu, a-t-on besoin d’un tel instrument pour venir poser ses pieds entre les ailes de deux chérubins ? Convenons qu’il y a là, quelque chose nous échappe.

Les fidèles de la foi du charbonnier, d’ailleurs fort respectables, admettront volontiers  que les plans du précieux coffre était d’origine transcendantale. D’autres plus curieux irons rechercher dans d’antiques archives une analogie avec un instrument identique. Sans doute n’auront-ils pas totalement tort. En effet, il existe dans les archives du British Muséum, un bien curieux document répertorié sous le nom de « PAPYRUS 825, dit Salt ».

Une des vignettes de ce document représente le plan schématique d’une « Maison de Vie ». Cette dernière illustre le « Rituel de  l’Energie ». La construction est représentée ayant Nout comme toit, Thot au sud, Horus au nord, Isis à l’Orient et Nephtis à l’Occident.

L’infrastructure est formée d’un plancher triple, ménageant un vide entre chacun d’eux de façon  à bien l’isoler du sol.

Sur ce socle repose une statue d’Osiris en argile d’Abydos plaquée à l’or fin. Nul ne pouvait la voir ou l’approcher, excepté le prêtre dont la tête est, pour la circonstance, recouverte d’un masque énorme ressemblant à un œil immense.

La statue est entourée de plusieurs peaux de béliers et enfermée dans une sorte de jarre.

Ces peaux de béliers sont en rapport étroit avec  le culte osirien, le grand dieu de l’ancienne Egypte.

Selon le papyrus Salt, cet ensemble gardait, de même que le pharaon, l’énergie du monde et lorsqu’on la remplaçait, une fois par an, à la 9ème heure du 17ème ou du 18ème jour du mois de Thot, il existait un temps epsilon où la vie même de l’Egypte et de la création était en péril, car cette statuette renfermait TOUTE L’ENERGIE DU MONDE, celle qui faisait se succéder les cycles, qui avaient été à l’origine du monde, celle qui amenait la mort et recréait la vie.

L’histoire est formelle, toute la religion de l’Egypte ancienne était basée et nous devons regarder actuellement avec des yeux neufs  les monuments dressés tout au long de la vallée du Nil, surtout ceux susceptibles d’avoir abrité un générateur d’énergie semblable à l’Arche d’Alliance.

La description du « PAPYRUS 825 » est sommaire. Le second chapitre du Pentateuque, l’Exode, nous décrit de manière parfaite, dans son 25ème paragraphe, l’ARCHE D’ALLIANCE.

 


Illustration par Christophe Villa-Mélé

 

           

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Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé

Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé - Publié dans : Arche d'alliance
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