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Par Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé
Introduction
C'est une vaste pérégrination que nous allons aborder au cœur du Grand sablier temporel , le temps n'a de valeur que pour le genre Humain, il n’a de cesse que de vouloir déterminer un point de départ et d'arrivée pour absolument tout à l’exception de sa propre bêtise qui elle, malheureusement n’a ni début ni fin… Nous passons un temps et une énergie folle à nous détester les uns et les autres plutôt que d’essayer de nous comprendre et de nous aimer. Comme le chantait Francis Cabrel, dans sa chanson « Répondez-Moi, » « Pour s'effleurer la main, il faut des mots de passe… »
La vie est un cadeau, il nous faut mieux la considérer ainsi que ceux qui la peuplent car nous ne savons pas ce que nous trouverons derrière…
Et s’il n’y avait rien du tout ? Que le mot existence n’existe plus ?...
Oui mais…Avant de mourir l’être humain existait donc le mot « existence » prend toute une valeur différente,
la vie est le temps qui se déroule pour chacun de nous et c’est bien pour cela que l’on ne pourra jamais revenir en arrière sur notre passé et intervenir à un point précis de
celui-ci.
Dans l’univers le temps n’existe pas mais des temps intrinsèquement liés au système de coordonnées du lieu observé
c'est-à-dire l’instant présent dans lequel nous évoluons.
Si nous avons pris conscience de notre existence en tant qu’individu, c’est que nous sommes bien réels pour nous mais aussi pour les autres dans le monde dans lequel nous interagissons et qu’il est très improbable que la mort soit la fin de l’existence d’un individu pour la bonne et simple raison qu’il est doué d’une une conscience et que c’est elle qui le guide dans tous les événements qui font sa vie y compris la mort et après...
En d’autres termes, est-ce que notre conscience développe à partir de notre « Mort » une autre perception du monde et de l’univers qui nous entour ?…Peut être que la mort s’apparente à un rêve au sein duquel notre état de conscience s’est naturellement modifié et ne pourra plus jamais sortir du songe dans lequel elle a été plongée ?...
Si pour certains il existe a un autre monde, notre conscience de vivant ne peut en concevoir une image même approximative car à notre connaissance il n’est jamais revenu de défunts du royaume de l’Erèbe pour nous raconter ce qui s’y passe réellement ? La mort serait-elle une farce ? Il est bien probable que nous ne le sachions qu'en la côtoyant de près !....
Y aura t-il un jour ou nous percerons les secrets voire repousser les limites de la mort elle-même ? Peut être quand les hommes seront sages !
Décédés à faire la lumière…
Posons nous la question : Qu'est-ce que la mort ? Selon toute logique, l'après-vie. Oui, mais quelle après-vie ?
Pour les cathares manichéens leur instruction spirituelle les avait menés à un dualisme
évident : la notion de bien et de mal. Pour acquérir cette dernière, il leur fallait savoir ce qu'était la vie terrestre : un passage obligé, une nécessité de conduite pour se libérer des
contraintes du matériel, et repartir - après la mort - vers un « autre plan ».
Le royaume des morts a toujours exercé pour nombre d'auteurs et d'écrivains une fascination, et il est vrai que, toute vêtue de noire, en balançant sa faux, elle n'incarne pas l'optimisme. Mais c'est une image représentant une jonction de route…
La mort n'est point une fatalité… La mort est un passage d'un monde à un autre, qui n'a absolument aucun rapport avec une
fable nommée « le paradis » et encore moins de rapport avec un « bien hypothétique enfer » (bien que parfois, sur cette planète, il est à se demander si par moment
nous ne sommes pas en train de vivre un purgatoire ?)… Et comme le montre la lame de tarot qui ne porte pas de chiffre
(la mort), le cycle de toute vie passe par une transformation : une transmutation.
Gardons-nous d'oublier que c'est l’Eglise qui a complètement faussé notre image de la mort. Pour elle, la menace de l'enfer a marqué le psychisme de centaines de générations.
Que cela peut-il bien faire que telle ou telle personne soit croyant ou non ?
Il est dit dans la bible que Dieu a crée l'homme à son image, alors on peut supposer que l’homme est aussi
Dieu…
Dieu est une énergie universelle qui a ses côtés blancs et noirs. Il est le bien et le mal qui émanent de notre pensée. Si nous ne pensions pas, Dieu n'existerait pas, et par la force des choses, nous non plus. Paradoxalement, certains ont besoin de Dieu pour vivre, et « Dieu de nous pour exister… » Quand la fin du monde sera (sans aucun rapport avec « l'Apocalypse » qui, rappelons le, signifie Révélation), celle-ci est le passage d'une ère à une autre.
Donc, rien à voir avec les hérésies savamment distillées par l'Eglise depuis des siècles afin de contrôler les plus
simples. Cette fin du monde entraînera absolument toutes les classes sociales dans le même bateau, qu'ils soient bons ou mauvais, riches ou pauvres, Dieu n'a absolument rien à voir dans cette
histoire…
Il ne sera pas là pour juger ou pardonner….
La Mort et le Temps
Sommes-nous « immortels » ? A cette question certaines religions répondent par l’affirmatif.
En ce cas, la mort ne serait qu’une fin apparente, un changement d’état, une « naissance » dans un autre monde, entre deux existences terrestres comme l’affirment les bouddhistes. Voyageant entre les vies successives, dont le souvenir enfoui au plus profond de notre subconscient peut ressurgir à l’occasion d’une mise en relaxation particulière ou d’une transe.
Ce qui est inédit, depuis une quinzaine d’années, c’est le courant réincarnationniste qui a gagné de nombreux scientifiques et chercheurs conviés à une nouvelle approche à propos de la mort. Les témoignages des « rescapé de l’au-delà », des milliers de personnes ayant survécu à un état de mort clinique y sont pour beaucoup.
On attribue à Elisabeth Kubler-Ross et à Raymond Moody la vulgarisation en Occident de l’expérience appelée N.D.E. ou Expérience de Mort Imminente. C’est à Raymond Moody que revient le mérite de l’avoir modélisé et baptisé, en 1975 dans son livre « La Vie après la Vie ». Il ne faut cependant pas oublier que c’est un écrivain français Georges Barbarin, qui dès 1950, dans « Le Livre de la Mort Douce, réalisa une approche fort bien documentée de cette expérience de conscience spécifique. Dans un ouvrage publié aux Editions ADYAR à Paris, ce grand spiritualiste avait réuni plusieurs dizaines de témoignages de personnes ayant vécu une Near Death Experience. Georges Barbarin fait figure de pionnier en ce troublant domaine.
Cet écrivain est mort le 2 août 1965, lors des terribles incendies qui ravagèrent l’Est varois, il vivait avec son épouse à Bormes. Tous deux furent retrouvés carbonisés, morts la main dans la main, en essayant de fuir les flammes.
Né le 17 novembre 1882 à Issoudun (Indre), Georges Barbarin a été fonctionnaire dans diverses préfectures puis conservateur au Château de Chinon et avait dirigé des fouilles archéologiques. Directeur de « La Revue des Lettres » en 1925, il a publié son premier roman « De la rose à l’artichaut », en 1926, sous le parrainage de Colette. A partir de 1928, il collabora à de nombreux journaux et revues dans lesquels il tenait une rubrique littéraire et à des émissions radiophoniques.
Après avoir publié divers romans et pièces de théâtre, il amorça en 1935 une évolution spirituelle qui devait donner son empreinte particulière à son œuvre et aboutir à la publication, en collaboration avec Grâce Grassette, de « La Clé » (100 000 exemplaires), « Le secret de la Grande Pyramide » et « Le Secret du Sphinx ». « Le Livre de la Mort Douce » fut traduit en six langues. Son dernier ouvrage « Les réincarnations de Dora « publié en 1956, traduit les mêmes goûts pour les techniques culturelles et spirituelles audacieuses.
Les enquêtes conduites par ce chercheur auprès de différents sujets qui avaient vécu des expériences de mort imminente lui ont révélé qu’un certains nombre d’éléments se retrouvaient chez tous.
1/ Sensation de paix et de bien être
2/ Perception d’une espace sombre à travers lequel le sujet se déplace très rapidement.
3/ Expérience transcendante ; accès à un environnement extraordinaire.
4/ Expérience de décorporation : le sujet perçoit comme une entité séparée de son corps physique, invisible, immatérielle, mais capable de percevoir tous les signes de l’inconscience (coma, mort clinique, etc.)
5/ Mémoire panoramique : revue des événements de sa vie, mêmes oubliés.
Georges Barbarin nous a laissé un héritage qui a ouvert les portes de la connaissance à tous ceux qui se penchent sur les états proches de la mort.
En conclusion
Devant ce mystère inclinons-nous humblement, conscients de l'étendue de notre ignorance et de l'incertitude de ce qui
dépasse notre savoir. Méditons sur notre impuissance à pénétrer les secrets de cet Ailleurs Inconnu.
Rendons hommage à ceux qui nous ont précédés dans la nuit où nous irons
à notre tour.
Ne confondons pas cette nuit avec le néant, car aucune réalité ne saurait correspondre à la négation de ce qui
existe.
Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé©
Illustration graphique par Christophe Villa-Mélé
La mort et au-delà, Rudolf Steiner.
Il y a de nombreuses demeures, Daniel Meurois.
Cela peut aider à passer le "cap" ;o)